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Silvia Monfort est une Actrice Française née le 6 juin 1923 à Paris (France)

Silvia Monfort

Silvia Monfort
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Nom de naissance Simonne Marguerite Favre-Bertin
Nationalité France
Naissance 6 juin 1923 à Paris (France)
Mort 30 mars 1991 (à 67 ans) à Paris (France)
Récompenses Chevalier de la Légion d'honneur‎, Commandeur des Arts et des Lettres‎, Bronze Star

Silvia Monfort, nom de scène de Simonne Marguerite Favre-Bertin, née et morte à Paris (7 juin 1923– 30 mars 1991), est une comédienne et directrice de théâtre française. Fille du sculpteur Charles Favre-Bertin et épouse du moniteur sportif Pierre Gruneberg, elle a été une militante du théâtre populaire.

Faite chevalier de la Légion d’honneur en 1973, officier des Arts et Lettres en 1979, puis commandeur des Arts et Lettres en 1983. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.

Biographie

Une vocation précoce

Elle naît dans le quartier du Marais, rue Elzévir, à deux pas de la rue de Thorigny où elle installe bien plus tard son premier théâtre. Ce quartier parisien est celui de sa famille depuis sept générations. Elle perd sa mère très tôt et son père la met en pension. Elle effectue ses études secondaires au lycée Victor-Hugo, puis au lycée Victor-Duruy. Elle obtient son baccalauréat à 14 ans et demi, avec une dispense. Son père la destine à faire carrière à la manufacture des Gobelins, mais elle préfère le théâtre et suit les cours de Jean Hervé et Jean Valcourt.


La Résistante
En 1939, à 16 ans, elle rencontre Maurice Clavel qui dirige ensuite le réseau de la Résistance d'Eure-et-Loir. Sous le pseudonyme de « Délia », elle s'engage à ses côtés et participe à la libération de Nogent-le-Rotrou et de Chartres en 1944. Elle fait partie des personnalités qui accueillent le général de Gaulle sur le parvis de la cathédrale de Chartres. Une fois la guerre terminée, elle se marie avec Maurice Clavel. Elle est décorée de la Croix de guerre par le général de Gaulle et de la Bronze Star Medal par le général Patton.


Cocteau, Vilar et le TNP
En 1945, elle se fait remarquer pour son interprétation d'une pièce de Federico Garcia Lorca, La Maison de Bernarda Alba. Son étrange et forte personnalité attire l'attention d’Edwige Feuillère dont elle devient la lectrice dans L’Aigle à deux têtes de Jean Cocteau. La pièce est d'abord présentée en 1946 au théâtre royal des Galeries de Bruxelles où elle obtient un grand succès. Après un passage à Lyon, la première parisienne a lieu au théâtre Hébertot. Le succès accompagne la pièce jusqu'à une mémorable représentation au théâtre de La Fenice à Venise, contribuant grandement à asseoir la renommée du talent de Silvia.

Interprétant par la suite la pièce de Tennessee Williams, Été et fumées, elle se lie à Léonor Fini qui débute alors dans la création de décors de théâtre. De leur amitié, demeure un beau portrait, Silvia peinte par Léonor (1954).
Par l'intermédiaire de Clavel, elle fait ensuite la connaissance de Jean Vilar en 1947 et prend part à la grande aventure du théâtre national populaire. Elle participe ainsi au premier Festival d'Avignon, avec L'Histoire de Tobie et de Sara (1947). Aux côtés de Gérard Philipe, elle campe Chimène dans Le Cid, présenté ensuite à Chaillot, puis en tournée à travers l'Europe (1954). Elle joue ensuite avec Vilar dans Cinna et dans Le Mariage de Figaro. Elle devient alors une figure emblématique du TNP et du théâtre français dans le monde.


La Nouvelle Vague et l'engagement
Le cinéma, par l'intermédiaire de Robert Bresson, l'avait sollicitée dès 1943 pour jouer dans Les Anges du péché. Bresson l'avait engagée sans savoir qu'elle est comédienne, car il recherchait des non professionnels pour son film… En 1948, elle joue le rôle d'Édith de Berg dans l’adaptation cinématographique de L’Aigle à deux têtes de Cocteau aux côtés d'Edwige Feuillère et de Jean Marais.

En 1955, Agnès Varda, alors photographe au TNP, réalise son premier film, un des premiers manifestes de la Nouvelle Vague. Varda se souvient de Silvia Monfort dans La Pointe Courte : « Curieuse et pionnière de nature, elle se jeta dans le projet avec délice et discipline. Je crois bien qu'elle jubilait de militer pour un cinéma à venir. »

Désormais séparée de Maurice Clavel, Silvia Monfort partage la vie du réalisateur Jean-Paul Le Chanois et participe à ses films. Alors qu'elle a un bras dans le plâtre, il insiste pour qu'elle interprète une prisonnière polonaise aux côtés de François Périer et de Pierre Fresnay dans un film inspiré d'une histoire vraie, Les Évadés. Ce film connaît un grand succès populaire en 1955. Elle joue ensuite aux côtés de Jean Gabin et Nicole Courcel dans Le Cas du docteur Laurent, film militant pour l'accouchement sans douleur (1957), puis dans un film méconnu de Le Chanois, consacré aux relations parents-enfants, Par-dessus le mur (1961). Dans deux films traitant des conditions sociales, elle est l'inoubliable Éponine des Misérables, auprès de Gabin et de Bourvil (1958), puis la romanichelle Myrtille dans Mandrin, bandit gentilhomme aux côtés de Georges Rivière et de Georges Wilson. Ce film clôture sa carrière cinématographique et sa liaison avec Le Chanois en 1962.


Sur les routes
Durant les années soixante, Silvia Monfort se passionne pour la décentralisation culturelle en partant sur les routes avec Jean Danet et ses Tréteaux de France. Chaque soir, ils jouent sous un chapiteau dans une ville différente. Elle prend une part active à cette expérience, s'appliquant à ce que des pièces nouvelles et contemporaines soient montées en alternance du répertoire classique. Elle approfondit sa connaissance du théâtre populaire et de son public et acquiert ainsi une maîtrise des représentations ambulantes qui lui sera très utile par la suite. Le 23 juin 1965, Silvia écrit à Pierre Gruneberg : « J'ai convaincu Danet de programmer pour septembre une série de représentations de la Putain et de l'Été sous chapiteau autour de Paris (ainsi les directeurs malencontreux de la rentrée pourront venir l'y cueillir s'il se doit). Ouf, j'aurai fait ce que j'aurai pu. »

Sans cesse en tournée théâtrale, elle écrit une à plusieurs fois par jour à son compagnon Pierre Gruneberg. Griffonnés sur le coin d'une nappe, au dos d’un programme de théâtre ou sur du papier à en-tête d'un hôtel, réactions, mots d’amour et anecdotes s’enchaînent.

Dans la publication de ces correspondances Lettres à Pierre, Danielle Netter, assistante à la mise en scène, ajoute : « Les Tréteaux de France, extraordinaire outil de théâtre qui nous a donné l'occasion de présenter Sophocle et autres poètes dramatiques devant les locataires des HLM, et d’entendre un soir une spectatrice, à l'issue d'Électre, déclarer à Silvia : « C'est aussi beau qu'un western ! », ce qui combla de joie notre tragédienne. »


Une tragédienne éclectique
Durant presque un demi-siècle, que ce soit avec les Tréteaux, dans les festivals, dans les théâtres privés et plus tard dans ses Carrés, Monfort explore le répertoire théâtral de l'antique au contemporain. Elle donne pas moins de cinq versions de Phèdre dans différents théâtres ainsi qu'à la télévision. Elle interprète de nombreuses œuvres de Racine et de Corneille. Elle donne des représentations d'Électre de Sophocle dans les lieux les plus incongrus comme dans le trou des Halles à Paris en 1970.

Elle joue dans des pièces et des adaptations théâtrales de Maurice Clavel comme L'Île aux chèvres et La Terrasse de midi. Elle est mise en scène par Roger Planchon à Villeurbanne en 1959 dans La Seconde Surprise de l'amour et par Luchino Visconti à Paris en 1961 dans Dommage qu'elle soit une putain aux côtés d'Alain Delon et de Romy Schneider. On la voit dans Été et fumées (1953) et Soudain l'été dernier (1965) de Tennessee Williams. Elle incarne le Sphinx de La Machine infernale de Cocteau dans des festivals comme à la télévision avec Claude Giraud en 1963. Elle est aussi bien La Putain respectueuse de Jean-Paul Sartre (1965) que La Duchesse d'Amalfi aux côtés de Raf Vallone (1981).

Au Carré Thorigny, elle fait débuter Bernard Giraudeau dans Pourquoi la robe d’Anna ne veut pas redescendre de Tom Eyen (1974). On la voit aussi dans L'Orestie (1962) et Les Perses d'Eschyle (1984). Elle incarne les redoutables Lucrèce Borgia de Victor Hugo (1975) et Marguerite de Bourgogne de La Tour de Nesle d'Alexandre Dumas (1986). Elle compose une inénarrable Alarica dans Le Mal court (1963) et est la Pucelle de Jacques Audiberti (1971). Elle est une vibrante Ethel dans une pièce militante commandée à Alain Decaux, Les Rosenberg ne doivent pas mourir (1968). Elle joue Ionesco avec Jacques ou la soumission (1971). Elle remet Henrik Ibsen au goût du jour en compagnie de Philippe Lemaire dans Irène ou la résurrection (1976), puis avec Michel Auclair dans La Dame de la mer (1977). Pour fêter le centième anniversaire de la naissance de Cocteau, elle apparaît pour la dernière fois sur les planches de Vaugirard dans un spectacle poétique et musical, Les Deux Voies en 1989.

En 1972, à l’occasion de la réédition de son roman La Raia (Les Mains pleines de doigts), Silvia Monfort décrit ses rôles préférés :


« Gérard Philipe, dont je fus la Chimène, avait pour habitude de répondre que son rôle préféré était le prochain. Pour moi, celui que je joue me comble. Imaginez ! Quelles merveilleuses relations entre un acteur et son personnage. Ils se voient tous les jours, mais ils savent aussi que ce n'est pas pour toujours, alors il faut mettre les bouchées doubles. Certains personnages ont avec nous plus d'affinités. Je me suis toujours sentie plus proche des adolescentes assoiffées d'absolu que des femmes au cœur partagé. Je préfère Électre à Clytemnestre. J'ai aimé d’amour fou l'Alarica du Mal court, l'Éponine des Misérables et récemment Pucelle d'Audiberti. Mais enfin, cela ne m'empêche pas de connaître de belles histoires avec celles qu'on n'épouserait pas. De toutes les héroïnes, celle peut-être qui m'exalta le mieux fut la reine des Amazones, Penthésilée. Lorsqu'elle se croit vaincue par Achille, elle refuse de le suivre dans son royaume. C'est chez elle qu'elle le voulait roi. Alors elle le déchire de ses ongles, le dévore de ses dents, et dit : Toutes les femmes jurent à leurs amants : je te mangerais tant je t'aime — eh bien moi, je l'ai fait. »
Lorsque la mise en scène requiert des costumes contemporains, Silvia Monfort confie la création de ses habits de scène à la créatrice de mode parisienne Lola Prusac. En février 1964, elle participe au défilé des collections chez Lola Prusac : par amitié pour celle-ci, Silvia Monfort avait bien voulu se faire mannequin bénévole et présentait elle-même des modèles qui portaient le nom de ses succès : Sphinx, Îles aux chèvres, Le Mal court.


Une Phèdre mythique
Silvia Monfort compte parmi les plus importantes interprètes de Phèdre. Elle eut notamment comme partenaire dans le rôle de Thésée Jean-Claude Drouot ou bien sûr Alain Cuny au théâtre et dans une version télévisée en 1982.

Une communication du CNRS sur les grandes tragédiennes ayant incarné ce personnage au XXe siècle fut publiée dans la revue Pour la Science. Cette étude analyse les rapports entre les pauses et le texte versifié, ainsi que les fluctuations de débit, et démontre que Silvia Monfort en fait, par rapport aux autres tragédiennes (Sarah Bernhardt, Marie Bell ou Nada Strancar), l'usage le plus important (92 % de pauses et 3,8 syllabes/minute), cette particularité de jeu contribuant à donner à l'interprétation de Silvia Monfort une qualité exceptionnelle de profondeur psychologique et émotive.

Elle disait elle-même de son personnage en 1973 :


« Phèdre brûle en chacun de nous. À peine saisissons-nous l'image dans le miroir qu'elle s'estompe, et l'imminence de cet effacement aiguise l'acuité du reflet. […] Ce qui compte c'est qu'il y ait eu rencontre dans le mystère et dès la première lecture. C'est comme le désir, ou bien il est présent dans le regard qui le provoque, ou bien il n'y aura jamais fusion. Tous les avis, compétents, impérieux, singuliers, qui me furent octroyés au sujet de Phèdre, et que j'écoutais intensément, n'eurent d'autre résultat sur moi que de me ramener à ma Phèdre, cependant longtemps brumeuse, avec l'évidence du pion regagnant sa case de départ au Jeu de l’oie. […] Tel est le prodige de Phèdre : l'aborder, c'est prendre son mal. »
La chute qui fit l'auteur
En 1946, paraît son premier roman. Plus tard elle explique que ce qui l'a décidée à l'écrire est d'être tombée de sept mètres de haut à travers la verrière du Studio des Champs-Élysées. Elle jouait La Maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca et Maurice Clavel, dédaignant ses livres de philosophie, écrivait pour elle sa première pièce Les Incendiaires :

« Le jour où je devais quitter une pièce pour l'autre, mes camarades du Studio m'offrirent le champagne, sur le toit du théâtre des Champs-Élysées. Je n'avais jamais bu ni vin ni champagne. Je passai par un vasistas et me retrouvai à l'hôpital, le rocher fracassé. Trois semaines dans le coma, durant lesquelles la pièce de Maurice se créa sans moi.
Quand je me retrouvai debout, triste et sans rôle à jouer, je me mis à ma table de travail. Sans cet accident, peut-être n'aurais-je jamais pris le temps d'écrire. Car, ensuite, il me fallut, pour écrire, prendre du temps sur le théâtre. »

Lorsqu'un journaliste lui demande pourquoi l'actrice qu'elle n'a pas cessé d'être n'a jamais été tentée d'écrire une pièce, ou un scénario de film, elle répond : « Écrire pour le théâtre est un don tout particulier. Même de grands romanciers ne l'ont pas. L'auteur dramatique insuffle à ses personnages une vie qu'il ne contrôle pas.
Or, ce qui m'intéresse par-dessus tout dans l'écriture, c’est l'analyse. Savoir, expliquer la raison des choses, suivre pas à pas les agissements de mes personnages.
Et puis, je ne pourrais pas supporter de leur voir un autre visage que celui que j'ai dans ma tête ! »


« Ce sera mon théâtre ! »
Avec l'appui de Jacques Duhamel, alors ministre des Affaires culturelles, elle crée et dirige le Carré Thorigny dans le quartier du Marais à Paris où elle propose des spectacles novateurs pluridisciplinaires. Elle s'intéresse notamment au monde du cirque et organise une exposition intitulée Cirque en couleur qui obtient un énorme succès. À la suite de ses contacts avec les gens du cirque et à sa rencontre avec Alexis Grüss junior, elle organise des représentations de cirque à l'ancienne dans la cour de l'hôtel Salé situé en face du Carré. L'engouement du public conduit Monfort et Grüss à créer en 1974 la première école de cirque et de mime en France : L'École au Carré qu'ils dirigent ensemble. Ils souhaitent revaloriser la noblesse des origines du cirque et s'engagent dans une pratique réactualisée du cirque à l'ancienne. Le cirque Grüss suit Monfort dans ses déménagements successifs jusqu'à ce qu'il devienne cirque national en 1982.

C'est au Carré Thorigny qu'Alain Decaux remet à Silvia Monfort la Légion d'honneur en 1973 en rendant hommage à « sa passion pour le théâtre et à la volonté inflexible avec laquelle elle le sert. »

Le Carré est obligé de quitter la rue de Thorigny en 1974 à cause d'une transaction immobilière. Monfort transfère alors son Nouveau Carré dans l'ancien théâtre de la Gaîté-Lyrique qui ouvre le 1er octobre 1974 et installe le cirque Grüss dans le square en face du théâtre. La salle est interdite d'accès pour des raisons de sécurité, le nouveau Carré installe alors sur la scène publics et comédiens, mais en raison de la vétusté du bâtiment et en attendant sa rénovation, elle est contrainte de s'installer sous un chapiteau au Jardin d’acclimatation de Paris de 1978 à 1979. Elle doit ensuite déménager son chapiteau sur l'emplacement des anciens abattoirs de Vaugirard. Elle y implante en fait deux chapiteaux, un pour le théâtre et un pour le cirque. Cependant, faute de crédits, le projet de rénovation de la Gaîté-Lyrique est abandonné.



Elle n'a alors de cesse à travailler à l'implantation d'un Nouveau Carré à Vaugirard en lieu et place des chapiteaux. La décision de construire le théâtre tel qu'il est aujourd'hui est prise en 1986. Le 7 mars 1989, elle écrit : « Ce sera mon théâtre. Incroyable quand même ! Je ne connais pas un seul vivant pour qui l'on ait construit son théâtre, à son nom et sur mesure ». Mais elle disparaît quelques mois avant son achèvement. L'établissement, conçu par l'architecte Claude Parent, est inauguré en 1992 sous le nom de théâtre Silvia-Monfort (rebaptisé depuis « Le Monfort-Théâtre »).

Les derniers temps de leur vie commune, Silvia Monfort et Pierre Gruneberg sont sans cesse séparés. L'hiver, en tant que moniteur de ski, il doit rester à Courchevel, tandis qu'elle travaille à Paris, puis pendant la période estivale il travaille au Cap Ferrat comme moniteur de natation, alors que la santé de Silvia Monfort l'oblige à passer l’été à Courchevel, seule.

Elle meurt le 30 mars 1991 d’un cancer du poumon. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.

Après sa mort, une vente de souvenirs et de ses costumes de scène est organisée à l'hôtel Drouot à Paris, notamment les robes créées par Lola Prusac.

Ses meilleurs films

Les Évadés (1955)
(Actrice)
Mandrin, bandit gentilhomme (1962)
(Actrice)
Le cas du docteur Laurent (1957)
(Actrice)

Le plus souvent avec

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Filmographie de Silvia Monfort (19 films)

Afficher la filmographie sous forme de liste

Actrice

Le Rêve d'Icare, 1h30
Réalisé par Jean Kerchbron
Origine France
Genres Aventure
Acteurs Silvia Monfort, Patrick Préjean, Maria Meriko, Ronald Guttman, Mireille Audibert, Pierre Baton
Rôle Isabelle

À Paris, vers la fin de la Première Guerre mondiale, Isabelle, femme d'un officier, après le décès de celui-ci, rompt son existence monotone en se prenant de passion pour l'aviation. Elle apprend à piloter et accomplit des performances dans le sillage de la pionnière Adrienne Bolland.
Jean Marais, artisan du rêve, 11minutes
Origine France
Genres Documentaire
Acteurs Jean Marais, Silvia Monfort
Rôle narratrice voix off

Documentaire sur les œuvres de Jean Marais : sa peinture et ses poteries.
Mandrin, bandit gentilhomme, 2h10
Réalisé par Jean-Paul Le Chanois
Origine France
Genres Cape et d'épée, Historique
Acteurs Georges Rivière, Silvia Monfort, Georges Wilson, Jeanne Valérie, Maurice Baquet, Dany Robin
Rôle Myrtille
Note56% 2.833182.833182.833182.833182.83318
On est sous le règne de Louis XV et, en 1750, la France est continuellement en guerre et le peuple, étouffé par les impôts, aime de moins en moins son Louis le Bien-Aimé. Le gouverneur du Dauphiné, en arrivant à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, doit faire face aux opposants au régime qui se sont rassemblés autour du tonnelier Louis Mandrin. Celui-ci devient le justicier qui respecte son roi mais ne tolère pas l'oppression des pauvres par les taxes. Il doit s'éloigner de sa fiancée Antoinette, la fille du bourgmestre, car l'armée est bientôt à ses trousses. Il part se réfugier dans les montagnes savoyardes et s'y fait contrebandier au profit des plus démunis. C'est là-haut qu'il rencontre la romanichelle Myrtille et son père, des montreurs d'ours. Mandrin s'éprend de Myrtille sans toutefois oublier Antoinette. Si son cœur est incapable de choisir entre les deux femmes, il n'hésite pas à se dévouer lorsque le peuple révolté le réclame à sa tête. Il quitte ses montagnes protectrices et Myrtille malgré les sombres pressentiments de celle-ci.
Par-dessus le mur, 1h41
Réalisé par Jean-Paul Le Chanois
Origine France
Genres Comédie dramatique
Thèmes La banlieue française, Le thème de l'éducation, L'enfance, La famille
Acteurs Silvia Monfort, François Guérin, Françoise Bertin, Juliette Faber, Christian Fourcade, Germaine de France
Rôle Simone

Simone et Jean viennent de se marier et, à la recherche d’un logement en région parisienne, ont la chance de trouver une maison avec jardin dans un quartier résidentiel de banlieue. Le jeune couple attend son premier enfant et se met à observer comment les parents des familles voisines élèvent les leurs. Témoin de la fugue d’un adolescent d’une famille perturbée, Simone fait son apprentissage de future mère en apprenant à dialoguer avec ce gosse livré à lui-même. Le couple met ainsi à profit l’observance des erreurs pédagogiques commises par les parents afin de les éviter dans l’éducation de leur prochaine progéniture.
La française et l'amour, 2h17
Réalisé par Jean-Paul Le Chanois, Christian-Jaque, René Clair, Michel Boisrond, Henri Decoin, Jean Delannoy, Henri Verneuil
Origine France
Genres Drame, Comédie, Comédie dramatique, Film à sketches, Romance
Acteurs Darry Cowl, Sophie Desmarets, Pierre Mondy, Jacqueline Porel, Jean-Paul Belmondo, Alfred Adam
Note63% 3.1937753.1937753.1937753.1937753.193775
Gisèle Bazouche, neuf ans, demande « comment viennent les enfants » à ses parents. Ne sachant que lui répondre, ceux-ci, concierges d’un immeuble parisien, sollicitent l’aide de plusieurs locataires : une prostituée, un colonel et un enseignant…
Du rififi chez les femmes, 1h55
Réalisé par Alex Joffé
Origine France
Genres Policier
Thèmes Hold up, Gangsters
Acteurs Nadja Tiller, Robert Hossein, Silvia Monfort, Roger Hanin, Pierre Blanchar, Françoise Rosay
Rôle Yoko
Note61% 3.0682753.0682753.0682753.0682753.068275
À Bruxelles, deux bandes rivales de truands s’affrontent. L’une est conduite par Vicky, propriétaire d'une boîte de nuit sur une péniche et l’autre est dirigée par Bug et sa maîtresse Yoko qui voudraient régner en maîtres sur les affaires lucratives du monde de la nuit. Vicky et sa bande, qui préparent le cambriolage d’une banque, vont voir leurs projets contrariés par Bug. En effet, celui-ci est manipulé par un policier qui le contraint à l’aider à démanteler un trafic de drogue en échange du maintien de sa résidence en Belgique. Bug et Yoko vont fortement compromettre le cambriolage, croyant que celui-ci est lié à la drogue. Tout cela va mal finir pour tout le monde.
Les Misérables, 3h37
Réalisé par Jean-Paul Le Chanois
Origine Allemagne
Genres Drame, Historique
Thèmes La provence
Acteurs Jean Gabin, Werner Dissel, Bernard Blier, André Bourvil, Danièle Delorme, Béatrice Altariba
Rôle Éponine
Note75% 3.77873.77873.77873.77873.7787
Jean Valjean, un paysan condamné à cinq ans de travaux forcés pour avoir volé un pain, sort du bagne de Toulon en 1815 après y avoir passé dix-neuf ans, sa peine initiale ayant été prolongée à cause de ses multiples tentatives d'évasion. Son destin bascule lorsque l'évêque de Digne, Monseigneur Myriel, se dévoue pour lui éviter d'être de nouveau incarcéré à la suite du vol qu'il a perpétré dans sa maison. Dès lors, Jean Valjean va s'évertuer à ne faire que le bien autour de lui au détriment de son propre bonheur.
Le cas du docteur Laurent
Réalisé par Jean-Paul Le Chanois
Origine France
Genres Drame, Comédie dramatique
Thèmes La provence
Acteurs Jean Gabin, Nicole Courcel, Silvia Monfort, Henri Arius, Antoine Balpêtré, Georges Lannes
Rôle Catherine Loubet
Note63% 3.19463.19463.19463.19463.1946
Dédicace : « Ce film est dédié respectueusement aux pionniers de la méthode psychoprophylactique d’accouchement sans douleur. Il a été réalisé avec l’aide de la maternité des métallurgistes à Paris où cette méthode a été pratiquée la première fois en France en 1952. »
Ce soir les jupons volent, 1h28
Réalisé par Dimitri Kirsanoff
Origine France
Genres Drame, Comédie, Comédie dramatique
Thèmes L'action se déroule en une journée
Acteurs Sophie Desmarets, Brigitte Auber, Jean Chevrier, Anne Vernon, Ginette Pigeon, Philippe Nicaud
Rôle Madame Leroy-Maréchal, la femme trompée d'André

Dans la maison du grand couturier parisien Pierre Roussel (joué par Jean Chevrier), à cause de leur séance de représentation prolongée la veille de Noël, des mannequins, notamment Marlène (Sophie Desmarets), Blanche (Brigitte Auber) et Catherine (Anne Vernon), vont voir leur nuit et leur vie sentimentale quelque peu bouleversée. Mais tout s'achèvera dans la liesse.
Les Évadés, 1h57
Réalisé par Jean-Paul Le Chanois
Origine France
Genres Guerre
Thèmes Transport, Automobile, Road movie
Acteurs Pierre Fresnay, François Périer, Silvia Monfort, Georgette Anys, François Darbon, Jacques Marin
Rôle Wanda
Note67% 3.3747653.3747653.3747653.3747653.374765
Durant la Seconde Guerre mondiale, en 1943, deux prisonniers français, François et Michel, s'évadent du stalag B377 situé dans le nord de l'Allemagne près de la mer Baltique. Ils rencontrent un autre compatriote évadé, Pierre, qui a revêtu l'uniforme d'un officier allemand et se joint à eux. Leur objectif : gagner la Suède, territoire neutre. Pour y parvenir, ils devront faire une partie du chemin à pied puis emprunter un train à destination de la côte et, de là, trouver un moyen pour traverser la mer jusqu'aux rivages de Suède.
La Pointe-Courte, 1h29
Réalisé par Agnès Varda
Origine France
Genres Drame, Romance
Thèmes Le monde du travail
Acteurs Silvia Monfort, Philippe Noiret, Sandrine Bonnaire
Rôle Elle
Note71% 3.5935053.5935053.5935053.5935053.593505
Un homme revient passer quelques jours de vacances dans son pays natal, « La Pointe Courte », un quartier de pêcheurs de Sète. Il est rejoint par sa compagne, mais le couple se délite. Au hasard de ses errances, de son introspection, face à ses incertitudes et au rythme des évènements quotidiens de la vie du village, à la fois rude, tragique et festive, le couple va se régénérer.
Le Secret de Mayerling, 1h57
Réalisé par Jean Delannoy
Origine France
Genres Drame, Historique
Thèmes Politique, Royauté
Acteurs Jean Marais, Jean Debucourt, Dominique Blanchar, Gérard Oury, Silvia Monfort, Jane Marken
Rôle l'archiduchesse Stéphanie
Note64% 3.2194553.2194553.2194553.2194553.219455
Une version de la tragique histoire de Rodolphe de Habsbourg et de la baronne Marie Vetsera, décédés, dans de mystérieuses circonstances, à Mayerling, près de Vienne en Autriche. Bien que la thèse officielle soit le suicide, on parla aussi d’assassinat politique, en raison du soutien de l'archiduc à la cause du nationalisme hongrois. Delannoy et son scénariste Jacques Rémy présentent la retraite de l’archiduc à Mayerling comme la préparation d’un coup d’État qui aurait échoué. Les services officiels auraient alors fait assassiner le couple en maquillant cette exécution en suicide.
L'aigle à deux têtes, 1h37
Réalisé par Jean Cocteau
Origine France
Genres Drame, Historique, Romance
Thèmes Film libertaire, Politique, Théâtre, Politique, Adaptation d'une pièce de théâtre, Royauté
Acteurs Edwige Feuillère, Jean Marais, Jean Debucourt, Silvia Monfort, Jacques Varennes, Yvonne de Bray
Rôle Édith de Berg
Note67% 3.3908753.3908753.3908753.3908753.390875
Dans un pays indéterminé (mais qui évoque l'Autriche à l'époque décadente), la reine veuve s'est réfugiée dans les appartements de son château de Krantz. Une lutte de pouvoir s'est engagée avec la grande-duchesse et elle résiste, cernée par des espions. De plus, sa vie est menacée. Précisément, le poète anarchiste Stanislas, pourchassé par les forces de police, car voulant attenter à la vie de la souveraine, fait irruption chez elle au hasard de sa fuite. Passé les premiers émois, Stanislas trouble la reine, car il ressemble étrangement à son défunt époux. Lui est surpris par cette jeune et belle souveraine qui ne ressemble pas à celle qu'on décrit. Un amour fulgurant, intense et insensé va leur faire vivre trois jours passionnés (Stanislas, au péril de sa vie, ira cueillir un edelweiss pour la reine) dans un univers étouffant dont ils s'échapperont de la façon la plus tragiquement poétique (ou l'inverse).