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Robert Benchley est un Acteur, Scénariste et Dialogue additionnel Américain né le 15 septembre 1889 à Worcester (Etats-Unis)

Robert Benchley

Robert Benchley
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Nom de naissance Robert Charles Benchley
Nationalité Etats-Unis
Naissance 15 septembre 1889 à Worcester (Etats-Unis)
Mort 21 novembre 1945 (à 56 ans) à New York (Etats-Unis)

Robert Charles Benchley est un humoriste, acteur, journaliste et scénariste américain né le 15 septembre 1889 à Worcester (Massachusetts) et mort le 21 novembre 1945 à New York (New York) .

Biographie

Les années d'études
Robert Benchley a fait toute sa scolarité à Worcester où il participe aux pièces de théâtre itinérantes de l’école. Grâce à l’argent de Lilian Duryea, la fiancée de son frère mort en 1898, il peut aller à l’Académie Philippe Exeter dans le New Hampshire pour sa dernière année d’étude. Benchley s’épanouit dans l’atmosphère de l’Académie et pratique régulièrement des activités extra-scolaires créatives. C’est de cette manière que ces économies s’amenuisent dès la fin du trimestre.

Benchley s’inscrit à l’université Harvard en 1908 avec, à nouveau, l’aide financière de Lilian Duryea. Il intègre la fraternité Delta Upsilon et continue aussi de fréquenter ses amis de l’Académie Phillips Exceter, ce qui ne l’empêche pas d’exceller dans ses études. Il est particulièrement doué en anglais. Son humour et son style commencent à se révéler dès cette période. Benchley est souvent sollicité pour divertir ses frères de la fraternité. Ses imitations de camarades et de professeurs deviennent très populaires, ses performances lui donnent une réputation locale. Beaucoup de programmes de divertissements sur le campus et de multiples rencontres en dehors font appel à lui.

Pendant ces deux premières années à Harvard, il travaille pour le Harvard Advocate et le Harvard Lampoon. Il est élu au tableau des directeurs du Lampoon lors de sa troisième année. Son élection est unanime puisqu’il est le responsable des publications d’art et que les élus du tableau sont forcément les écrivains les plus talentueux de l’équipe. Sa position au Lampoon lui ouvre un grand nombre de portes et il est très vite nommé au Signet Society. Il devient également le seul membre étudiant du Boston Papyrus Club la même année.

En même temps qu’il s’acquitte de ses responsabilités au Lampoon, il joue dans des pièces de théâtre, entre autres celles de Hasty Pudding telles que The Crystal Gaze et Below Zero. Benchley ne s’écarte pas de ses projets puisqu’il commence à réfléchir sérieusement à une carrière après l’université.

Charles Townsend Copeland, un professeur d’anglais, lui recommande de se mettre à l’écriture. Benchley et son futur illustrateur, Gluyas Williams du Lampoon, pensent commencer un travail d’écriture et d’illustration en indépendant pour des revues de théâtre. Un autre professeur d’anglais recommande à Benchley de parler avec la Curtis Publishing Company mais Benchley est dès le départ contre cette idée et en fin de compte il accepte un emploi au bureau du service administratif de Philadelphie. À cause d’un échec scolaire dû à une maladie, lors de sa dernière année, il ne veut pas recevoir son diplôme des Arts de Harvard jusqu’à l’obtention de toutes ses unités d’enseignement en 1913 et prend un poste à la Curtis Company très vite après avoir reçu son diplôme.


Les débuts
À la Curtis Publishing Company, Benchley fait un travail de rédaction pendant l’été qui suit son obtention du diplôme. Il fait en parallèle des petits boulots comme la traduction d’un catalogue en français pour le musée des beaux-arts de Boston. En septembre 1913, il est engagé à temps plein dans l’équipe de la Curtis Company. Il prépare des textes pour leur nouveau magazine, Obiter Dicta. Le premier numéro est critiqué de manière catégorique par la direction qui le trouve trop technique, désordonné et sans dynamisme. Les choses ne s’améliorent pas pour Benchley et Obiter Dicta. De plus, une farce malvenue lors d’un banquet de la Company envenime davantage ses relations avec ses supérieurs. Il poursuit ses tentatives pour trouver sa propre voie au sein de la publication mais Benchley et la Curtis Compagny ne forment pas une bonne équipe. Il décide donc de partir puisqu’elle voulait se séparer de lui. Au même moment, on lui propose un poste à Boston avec un meilleur salaire.

Benchley effectue un bon nombre de boulots similaires les années suivantes. Il participe au discours public qui suit le tournoi annuel de football opposant Harvard et Yale en 1914 et il raconte une farce qui met en scène le « professeur Soang » faisant une séance de questions-réponses sur le football en Chine.

Alors qu’il fait toujours sourire son public, Benchley continue son travail comme indépendant, il écrit notamment sa première pièce rémunérée pour Vanity Fair en 1914, intitulée Hints on Writing a Book. C’est une pièce parodique très populaire à l’époque. Les pièces de Benchley sont achetées de temps en temps par Vanity Fair mais ses travaux principaux se tarissent, il obtient alors une place au New York Tribune. Il commence à y travailler tout d’abord en tant que reporter. Il est incapable d’obtenir des déclarations de personnes qui sont citées dans les autres journaux, mais il a plus de succès en allant couvrir les conférences qui ont lieu aux alentours de la ville. On lui promet une place au Tribune’s Sunday au moment où sa carrière se lance. Il est attaché à l’équipe du magazine où il est très vite engagé. Finalement il devient rédacteur en chef. Il écrit deux articles par semaine : une critique de livres et un article de fond dont il choisit le sujet. La liberté donne à son travail un nouveau souffle, le succès de ses pièces dans les magazines parvient à convaincre ses supérieurs de lui donner une chronique dans le journal.

Benchley remplace temporairement un journaliste pour P.G. Wodehouse à Vanity Fair, au début de l’année 1916, pour écrire des critiques de théâtre. Son travail à Vanity inspire un de ses collègues du Tribune pour faire des sujets originaux, mais la situation au magazine se détériore et le Benchley pacifiste s’attriste du point de vue de la Tribune sur la Première Guerre mondiale. Les directeurs du magazine sont mécontents, le ton monte et les irrévérences se multiplient.

En 1917, Tribune arrête la publication du magazine. Benchley se retrouve à nouveau sans travail, il entend parler d’un poste de rédacteur à Vanity Fair mais ce projet tombe à l'eau. Il décide de continuer comme indépendant et tente de se faire un nom. Sa tentative de travail indépendant ne se profile pas bien, il vend une seule pièce à Vanity et accumule d’innombrables refus pendant deux mois. Un travail d’attaché de presse pour William A. Brady, un producteur de Broadway, se présente. Benchley décroche le poste contre les conseils de ses pairs. Cette expérience se passe mal, car il est difficile de travailler avec Brady. Benchley se résigne et accepte un poste de directeur de publicité pour Aircraft Board, du gouvernement fédéral au début de 1918. Cette expérience n’est pas meilleure et quand l’opportunité de retourner à Tribune (redémarrant) s’offre à lui, il accepte car la direction a changé.

Au Tribune, Benchley et le nouveau directeur, Ernest Gruening, sont responsables du supplément illustré, Tribune Graphic. Les deux parviennent à un compromis pour garder leur indépendance mais le reportage de Benchley sur la guerre est percutant. Son point de vue sur les relations entre régiments africains et américains sont aussi provocants que les images d’un lynchage dans le Sud des États-Unis, ce qui vaut à Benchley et Guening un examen minutieux demandé par la direction. Entre autres, on les accuse d’être pro-allemands (les États-Unis combattent l’Allemagne à ce moment-là). Benchley donne sa démission dans une lettre brève en soulignant le manque « de preuves raisonnables que le Dr Gruening est coupable de… charges portées contre lui… » et les tentatives de la direction pour « souiller sa personne et sa carrière journalistique alors que c’est la seule personne depuis trois ans qui avait réussi à faire de la Tribune un vrai journal. »

Benchley est contraint de prendre un poste de publicitaire au Liberty Loan Program, et il continue également son travail de pigiste jusqu’à ce que Collier’ s le contacte pour un travail de directeur adjoint. Benchley accepte l’offre pour voir si Vanity Fair peut surenchérir, car il sait bien que c’est la meilleure des revues. Vanity lui offre un poste de directeur général. Benchley accepte, il commence ce travail en 1919.


L'expérience Vanity Fair
Benchley débute à Vanity avec Robert Emmet Sherwood — un ancien camarade du Harvard Lampoon — ainsi qu'avec sa future amie et collaboratrice Dorothy Parker, qui succède à P.G. Wodehouse responsable jusqu'alors de la critique théâtrale. La formule de Vanity Fair s’adapte parfaitement au style de Benchley, elle permet à ses articles d’être emprunts d’humour comme dans les parodies. Son travail est publié deux fois par mois. Quelques-unes de ses chroniques, mettant en scène un personnage qu’il a créé, sont signées par son pseudonyme Brighton Perry mais le plus souvent il signe de son nom. Robert Emmet Sherwood, Dorothy Parker et Benchley deviennent très proches. Ils vont déjeuner à l’Algonquin Hotel avec d'autres écrivains , la réunion étant connue sous le nom d'Algonquin Round Table. Quand les directeurs sont en voyage d’affaires en Europe, les trois profitent de la situation pour écrire des articles sur les institutions de théâtre new-yorkaises et ils font des commentaires parodiques sur une variété de sujets comme l’effet du hockey canadien sur la mode américaine. Ceci inquiète Sherwood car il a senti que ça pourrait compromettre son augmentation à venir.

La situation à Vanity Fair se détériore dès le retour de la direction qui fait circuler une note de service interdisant aux employés la discussion des salaires pour leur montrer leur supériorité hiérarchique. Benchley, Dorothy Parker et Sherwood répondent par une autre note et aussi par des pancartes qu’ils portent autour de leurs cous pour montrer à tous leurs salaires exacts. La direction donne des bulletins d’avertissement pour sanctionner tout retard. Sur l’un d’eux, Benchley rédige un mot d’excuse cynique pour son retard où il est question d’un troupeau d’éléphants sur la 44e rue qui l’a empêché d’être à l’heure. Ses actions contribuent à une détérioration générale des comportements avec comme point culminant le renvoi de Dorothy Parker causé par des plaintes des producteurs de pièces de théâtre qu’elle incendie dans ses critiques. En apprenant la nouvelle, Benchley donne sa démission. L’histoire est publiée dans le Times par Alexander Woollcott qui déjeune avec Benchley, Dorothy Parker et les autres. Comme Benchley a deux enfants lorsqu’il démissionne, Dorothy Parker le voit comme le plus grand acte d’amitié qu’elle n’ait jamais vu.

Après sa démission, les offres de piges se multiplient. On lui propose 200 dollars pour un simple article dans The Home Sector et un salaire hebdomadaire de pigiste au New York World pour une chronique de revue de livres, trois fois par semaine, ce qui revient au salaire qu’il percevait à Vanity Fair. Sa chronique intitulée « Books and Others Things », dure une année, elle traite de littérature et va même au-delà avec des sujets plus pragmatiques comme la « maçonnerie dans la pratique actuelle ».

Malheureusement pour Benchley, la rédaction d’une chronique pour David Lawrence entraîne la colère des patrons du World et « Books and Others Things » est arrêtée.

Benchley continue de travailler comme pigiste, soumettant des chroniques pleines d’humour à plusieurs journaux, y compris le New Yorker et Life (où un collègue humoriste, James Thurber pense que les articles de Benchley sont la seule bonne raison pour lire ce journal). Il rencontre toujours ses amis à l’Algonquin. Le groupe devient populaire de même que la Table ronde de l’Algonquin. En avril 1920, Benchley décroche une place au Life en tant que critique de théâtre, il occupe ce poste jusqu’en 1929. Finalement, il prend les commandes de la rubrique de théâtre, ses commentaires sont connus pour leur justesse et il les utilise souvent comme une tribune pour des questions qui le préoccupent : du cas le plus insignifiant (les gens qui toussent pendant les pièces) au plus important (l’intolérance raciale).

Les choses changent à nouveau pour Benchley. Les membres de la Table Ronde se sont associés pour écrire une pièce de théâtre. C’est l’auteur J.M. Kerrigan qui leur a lancé ce défi car il en avait assez d’entendre leurs plaintes à propos de la mauvaise saison de théâtre.

No Sirree ! en est le résultat (le nom vient d’un jeu de mots d’un journal européen Le Chauve Souris) sous-titrée « Un divertissement anonyme par le Cercle vicieux de l’hôtel Algonquin ». Benchley participe à la comédie The Treasurer’s Report où il endosse le rôle de quelqu’un de nerveux, d’inquiet et de désorganisé essayant de résumer les dépenses annuelles d’une institution. Les spectateurs et acteurs applaudissent la performance de Benchley qui provoque les plus grands éclats de rire. Souvent la reprise de cette performance est réclamée dans le programme d’évènements. Irving Berlin paie Benchley 500 dollars la semaine pour effectuer sa performance le soir au moment de la Music Box Revue.


Hollywood et l’appel du New Yorker
Benchley continue à recevoir des propositions pour sa performance. En 1925, il accepte l’offre sérieuse d’un producteur de film, Jesse L. Lasky. Il lui propose d’écrire un scénario en six semaines pour 500 dollars. Alors que le projet ne donne pas de résultats suffisamment signifiants, Benchley détient un crédit bancaire pour produire des toiles d’arrière-plan pour le film muet de Raymond Griffith intitulé You’d Be Surprised.

Benchley est embauché pour adapter un livre en spectacle à Broadway, Smarty, avec en vedette Fred Astaire. Cette expérience n’est pas positive, les contributions de Benchley sont taxées par l’impôt et le produit final Funny Face ne cite pas son nom. Épuisé, Benchley se déplace pour répondre à un nouvel engagement : une adaptation de The Treasurer’s Report en film. Le tournage est prévu prochainement, Benchley est convaincu qu’il n’est pas assez bon. The Treasurer’s Report est un succès à sa sortie en 1928. Cette année-là, Benchley participe à deux autres films : The Sex Life of The Polyp et The Spellbinder. Ces deux films remportent le même succès et sont acclamés par la critique. Benchley signe un accord pour en produire plus avant de retourner à New-York pour écrire. Comme le disait le journal Life après la démission de Benchley en 1929 : « Mr Benchley a abandonné la critique dramatique pour le cinéma parlant. »

En même temps que Benchley tourne plusieurs courts métrages, il commence à travailler pour le New Yorker en 1925 sous le contrôle d’Harold Ross, un ami de ses amis. Alors que Benchley, de même que ses amis de l’Algonquin, se méfie des engagements qu’il pourrait prendre avec d’autres publications, pour diverses raisons, il fait des piges pendant les premières années pour le New Yorker. Il est appelé tardivement à être critique pour le journal. Il commence par écrire sous le pseudonyme de Guy Fawkes (en référence à l'un des conspirateurs du complot des poudres), ses articles sont très appréciés. Il s’attaque à des problèmes allant du reportage bâclé au fascisme en Europe. C’est ainsi que la publication devient prospère. Benchley est sollicité pour être critique de théâtre au New Yorker en 1929. Il quitte Life et les contributions de Alexander Woollcott et Dorothy Parker deviennent des chroniques régulières dans le journal. Le New Yorker publie en moyenne quarante-huit colonnes de Benchley par an au début des années 1930.

Avec l’essor du New Yorker, il est possible pour Benchley de ne pas retourner travailler à Hollywood pour quelque temps. En 1931, il est convaincu de faire un enregistrement à la Radio Pictures pour un film intitulé Sky Devils. Il joue pour la première fois dans le long métrage The Sport Parade, en 1932. Le travail sur ce film l’empêche d’assister à l’ouverture de la saison d’automne de théâtre, ce qui l’embarrasse (même si le succès relatif de Sport Parade tient au rôle qu’il joue dedans). Mais son attrait pour le cinéma ne désemplit pas. RKO lui propose de signer un contrat d’acteur et de scénariste l’année suivante avec un salaire supérieur à celui qu’il touche au New Yorker.


How to...
Il retourne à Hollywood pendant la Grande Dépression. Le cinéma parlant avec lequel il a travaillé, connait un succès mondial. Son arrivée le met très vite sur la scène d’un grand nombre de productions. Benchley s’est davantage intéressé à l’écriture qu’au métier d’acteur, pourtant il a eu un rôle des plus importants en incarnant un vendeur dans Rafter Romance et sa performance dans ce film a attiré l’attention de MGM (Metro Goldwyn Mayer) qui souhaite verser à Benchley une belle somme pour s’occuper de plusieurs courts métrages. Au même moment, Benchley décroche une offre pour écrire une colonne publiée au Hearst. Il décide alors, de tourner les courts métrages à New York et d’honorer également la proposition du Hearst. Avant de revenir à New York, il joue un rôle dans Le Tourbillon de la danse, un film avec Clark Gable.

En 1934, Benchley retourne à Hollywood pour terminer le court métrage How to Break 90 at Croquet, de même que le long métrage China Seas, une production Gable. À la fin de ce travail, MGM demande à Benchley d’écrire et de réaliser une courte production inspirée d’une étude sur le sommeil du Mellon Institute commandée par la Simmons Mattress Compagny. Le film s’intitule finalement How to Sleep et il est tourné en deux jours. Benchley y tient le rôle vedette du dormeur et également du narrateur. Il est acclamé. Ce qui était bien dans ce rôle c’est qu’il n’était pas « sous pression puisqu’il dormait dans le lit la majeure partie du temps ». Le film a été bien accueilli lors des avant-premières. Les promotions prennent la relève. Les seuls à ne pas être satisfaits, ce sont les membres du Mellon Institute qui n’approuve pas que le studio se moque de leur travail de recherche.

Le succès rapide de How to Sleep pousse la MGM à passer une nouvelle commande à Benchley pour deux autres courts métrages : How to Train a Dog, une parodie de techniques de dressage de chien, et How to Behave qui fait la satire des convenances. How to Sleep est nommé Meilleur court métrage à la 8e cérémonie des Oscars alors que les deux derniers films ne reçoivent pas une bonne critique.

En 1935, il fonde avec ses amis de l'Algonquin le New York Drama Critics' Circle qui récompensera à partir de 1936 la meilleure nouvelle pièce de théâtre de la saison new-yorkaise.

En 1937, Benchley joue un rôle dans un spectacle de music-hall intitulé Broadway Melody of 1938. Dans Live, Love and Learn où il tient son plus grand rôle, il est démoli sévèrement par la critique. Un court métrage qu’il fait pour MGM, A Night at the Movies, est son plus grand succès depuis How to Sleep. En suivant, on lui propose un contrat pour des courts métrages qui sont tournés à New York. Ces films sont réalisés plus rapidement que les précédents. How to Sleep a été tourné en deux jours et How to vote, un des derniers, en douze heures. Les tournages coûtent beaucoup d’argent à Benchley. Il continue de faire deux séances de tournage par jour et se repose quelque temps après ce planning chargé.

L’année 1939 est de mauvais augure pour la carrière de Benchley : après l’annulation de plusieurs émissions de radio, il apprend que la MGM ne souhaite pas reconduire son contrat. Le New Yorker, agacé que la carrière filmique de Benchley ait la priorité, décide d’embaucher un autre critique. Son dernier article écrit, il repart à Hollywood et réalise quelques courts métrages pour la Paramount Pictures. On lui propose aussi deux rôles dans de longs métrages : The Reluctant Dragon de Walt Disney où Benchley joue son propre rôle et Nice Girl? où son interprétation dramatique est remarquée. Il travaille essentiellement comme acteur indépendant puisque son contrat à la Paramount ne lui procure pas assez d’argent. Il passe des castings pour des rôles mineurs dans des comédies romantiques.


Les dernières années
En 1943, la Paramount ne lui renouvelle pas son contrat. Il signe à nouveau avec la MGM pour un contrat exclusif. Mais la situation n’est pas à son avantage. Le studio l’exploite, Benchley doit s’affairer toute la journée pour achever son travail. Le contrat est honoré avec 4 courts métrages réalisés et il n’a aucune chance pour que la MGM lui renouvelle un contrat.

Après la publication en deux volumes de ses chroniques du New Yorker, il abandonne pour de bon l’écriture en 1943 et signe un contrat de travail avec la Paramount.

La vente de ses livres et son contrat lui offrent une sécurité financière mais il n’est pas pour autant heureux de voir le tournant qu’a pris sa carrière. Weekend at the Waldorf est une expérience particulièrement pénible, pour Benchley l’écriture est médiocre. Il continue à remplir son agenda malgré la cirrhose qu’on lui a diagnostiquée à la suite d'un problème d’alcool qui sévira plus tard dans sa vie. Il achève son année de travail mais son état continue à se détériorer. Il meurt le 21 novembre 1945 à l’hôpital de New York. Sa famille organise des funérailles privées, il est incinéré puis enterré dans le caveau familial sur l’île de Nantucket.


Vie privée
Robert Benchley avait un frère, Edmund Benchley, de 13 ans son aîné, qui mourra en 1898 lors de la Guerre hispano-américaine. Cette mort aura un effet considérable sur la vie de Benchley.

En juin 1914, il épouse Gertrude Darling qu’il a connue au lycée à Worcester, et avec qui il s'est fiancé pendant sa dernière année à Harvard. Leur premier enfant, Nathaniel, naît un an plus tard. Robert Benchley Junior, leur deuxième enfant, vient au monde en 1919.

Nathaniel deviendra lui aussi écrivain (un auteur reconnu de livres pour enfants) et rédigera la biographie de son père en 1955. Ses deux fils se sont également signalés dans le domaine littéraire: Peter Benchley est connu pour son roman Les Dents de la mer qui a inspiré le film du même nom, et Nat Benchley a écrit et interprété un rôle dans un one man show basé sur la vie de son grand-père Robert Benchley.

Ses meilleurs films

La Joyeuse Divorcée (1934)
(Concepteur de dialogues)

Le plus souvent avec

Max Steiner
Max Steiner
(7 films)
J. Roy Hunt
J. Roy Hunt
(3 films)
Hans Dreier
Hans Dreier
(8 films)
Gino Corrado
Gino Corrado
(6 films)
Source : Wikidata

Filmographie de Robert Benchley (55 films)

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Acteur

The Ten-Year Lunch, 56minutes
Réalisé par Aviva Slesin
Origine Etats-Unis
Genres Documentaire
Thèmes Film sur un écrivain, Documentaire historique, Documentaire sur une personnalité, Documentaire sur les villes
Acteurs Helen Hayes, Heywood Hale Broun, Ruth Gordon, Margalo Gillmore, Roberta Maxwell, Nat Benchley
Rôle Himself (archive footage)
Note69% 3.4618153.4618153.4618153.4618153.461815
Le film retrace l'histoire de l'Algonquin Round Table, un groupe d'écrivains et d'acteurs à qui se réunissaient à l'Hôtel Algonquin à New York dans les années 1920, comprenant des personnalités telles que Dorothy Parker, Robert Benchley, George S. Kaufman, Edna Ferber, Marc Connelly, Harold Ross et Harpo Marx.
Amazone moderne, 1h25
Réalisé par Irving Pichel, Oscar Rudolph
Origine Etats-Unis
Genres Comédie, Comédie romantique, Romance
Thèmes Mise en scène d'un animal, Sport, Les chevaux, Equitation
Acteurs Barbara Stanwyck, Robert Cummings, Diana Lynn, Robert Benchley, Natalie Wood, Peggy Wood
Rôle Oncle Todd Warren
Note61% 3.052523.052523.052523.052523.05252
Sally Warren runs a horse farm, but husband Jeff has a dislike and fear of horses. He is a Civil War historian and lecturer, which bores Sally but is very popular with local ladies who call themselves the Mason-Dixon Dames.
Janie Gets Married, 1h29
Réalisé par Vincent Sherman
Origine Etats-Unis
Genres Comédie, Comédie romantique
Acteurs Joan Leslie, Robert Hutton, Edward Arnold, Ann Harding, Robert Benchley, Dorothy Malone
Rôle John Van Brunt, le beau-père de Dick
Note62% 3.1006453.1006453.1006453.1006453.100645
Dick Lawrence revient de guerre dans sa bonne ville d'Hortonville. Il y retrouve sa mère Thelma, son beau-père John et surtout sa charmante petite amie Janie Conway, à laquelle il ne tarde pas à se fiancer puis à se marier. La jeune femme, qui trouve son époux encore trop peu adapté à la vie civile, va tout faire le réformer... en toute discrétion.
La Taverne de la Folie, 1h37
Réalisé par Hal Walker
Origine Etats-Unis
Genres Comédie, Musical
Thèmes La musique, Musique
Acteurs Bing Crosby, Betty Hutton, Ed Gardner, Paulette Goddard, Alan Ladd, Veronica Lake
Rôle lui-même
Note64% 3.2345253.2345253.2345253.2345253.234525
En 1945, aux Etats-Unis, un aubergiste et un patron de studio d'enregistrement recrutent des stars d'Hollywood pour qu'elles aident à renflouer leurs entreprises. Une adaptation d'un "Radio Show" très célèbre aux Etats-Unis composée de plusieurs sketches où apparaissent les stars fantastiques de la Paramount.
En route vers l'Alaska, 1h30
Réalisé par Norman Panama, Hal Walker, Melvin Frank, Alvin Ganzer
Origine Etats-Unis
Genres Comédie, Comédie romantique, Action, Aventure, Musical
Thèmes Film traitant du cinéma, La musique, Transport, Musique, Road movie, Buddy movie
Acteurs Bing Crosby, Bob Hope, Dorothy Lamour, Douglass Dumbrille, Hillary Brooke, Robert Benchley
Rôle Narrateur
Note71% 3.595943.595943.595943.595943.59594
Duke & Chester sur un bateau à Skagway, en Alaska, trouver une carte pour une mine d'or secrète, qui avait été volé par des voyous, McGurk et Sperry. Pendant ce temps, Sal Van Hoyden est en Alaska pour essayer de récupérer ses pères carte. Elle tombe avec Ace Larson, qui veut voler la mine d'or pour lui-même. Duke & Chester, McGurk & Sperry, Ace, ses hommes de main et Sal, pourchassent toute la campagne, tous après la carte.
L'Apprentie amoureuse, 1h30
Réalisé par Richard Wallace, Earl Bellamy
Origine Etats-Unis
Genres Comédie
Thèmes Adaptation d'une pièce de théâtre
Acteurs Shirley Temple, Jerome Courtland, Walter Abel, Katharine Alexander, Robert Benchley, Porter Hall
Rôle Oncle George Archer
Note69% 3.4668553.4668553.4668553.4668553.466855
Les péripéties de deux amies adolescentes, Mildred et Corliss, qui tourmentent leurs familles respectives par leur frivolité.
Le Club des cigognes, 1h38
Réalisé par Hal Walker, Oscar Rudolph, Alvin Ganzer
Origine Etats-Unis
Genres Comédie, Comédie romantique, Musical
Thèmes La musique, Musique
Acteurs Betty Hutton, Mae Busch, Barry Fitzgerald, Don DeFore, Andy Russell, Robert Benchley
Rôle Tom P. Curtis
Note64% 3.246853.246853.246853.246853.24685
Judy Peabody saves an old man from drowning. He turns out to be Jerry Bates, "J.B." to his lawyer Curtis, "Pop" to Judy, who mistakenly believes the wealthy old-timer to be poor.
La Taverne de la Folie, 1h37
Réalisé par Hal Walker
Origine Etats-Unis
Genres Comédie, Musical
Acteurs Bing Crosby, Ed Gardner, Betty Hutton, Paulette Goddard, Alan Ladd, Dorothy Lamour
Rôle Robert Benchley
Note64% 3.2345253.2345253.2345253.2345253.234525
En 1945, aux Etats-Unis, un aubergiste et un patron de studio d'enregistrement recrutent des stars d'Hollywood pour qu'elles aident à renflouer leurs entreprises. Une adaptation d'un "Radio Show" très célèbre aux Etats-Unis composée de plusieurs sketches où apparaissent les stars fantastiques de la Paramount.
Week-end au Waldorf, 2h10
Réalisé par Robert Z. Leonard
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Guerre, Comédie, Comédie dramatique, Comédie musicale, Musical, Romance
Thèmes Théâtre, Adaptation d'une pièce de théâtre
Acteurs Ginger Rogers, Lana Turner, Walter Pidgeon, Van Johnson, Edward Arnold, Keenan Wynn
Rôle Randy Morton
Note66% 3.346283.346283.346283.346283.34628
The film focuses on various guests staying at New York City's famed Waldorf-Astoria Hotel. Among them are lonely screen star Irene Malvern, in town with her maid Anna for a childhood friend's wedding and the premiere of her latest movie; war correspondent Chip Collyer, mistaken for a jewel thief by Irene but playing along to catch her attention; flyer Capt. James Hollis, wounded in World War II and facing perilous surgery in three days; wealthy shyster Martin X. Edley, who is trying to sign the Bey of Aribajan to a shady oil deal; Oliver Webson, a cub reporter for Collier's Weekly hoping to expose Edley; and bride-to-be Cynthia Drew, whose upcoming wedding is endangered by her belief her fiancé Bob is in love with Irene Malvern. Also on the scene are Bunny Smith, the hotel's stenographer/notary public, who hopes to escape her low income roots by marrying Edley, and reporter Randy Morton, who loiters in the lobby hoping to stumble upon a scoop for his newspaper.
Practically Yours, 1h30
Réalisé par Mitchell Leisen
Origine Etats-Unis
Genres Comédie, Comédie romantique
Acteurs Claudette Colbert, Fred MacMurray, Gil Lamb, Cecil Kellaway, Robert Benchley, Tom Powers
Rôle Juge Robert Simpson
Note63% 3.192113.192113.192113.192113.19211
When a young pilot, Daniel Bellamy, is presumed dead after crashbombing an enemy aircraft carrier, the footage of the crash and his presumably final reminiscence of walking in the park with 'Piggy' and kissing her on the nose is sent back home. A typographical error in transcribing his words becomes a tribute to heroism, while a girl who worked in his office, Peggy, is thought to be the object of his secret love. However, Dan returns home and in order to save embarrassment for both the girl and himself, he tries to keep up the pretense. Dan reveals that he was not speaking of a girl, but in fact he meant his dog. A series of comical mishaps ensue, leading to resolution of the misunderstanding. The resolution, however, is long coming.
Janie
Janie (1944)
, 1h42
Réalisé par Michael Curtiz
Origine Etats-Unis
Genres Comédie, Comédie romantique, Romance
Thèmes Théâtre, Adaptation d'une pièce de théâtre
Acteurs Joyce Reynolds, Edward Arnold, Robert Hutton, Ann Harding, Alan Hale, Robert Benchley
Rôle John Van Brunt
Note60% 3.003863.003863.003863.003863.00386
Janie is a free spirited teenage girl living in a small town. World War II brings the establishment of an army camp nearby. Janie and her bobby soxer friends have their hearts set afire by the prospect of so many young soldiers so close.