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Robert Aldrich est un Acteur, Réalisateur, Scénariste, Producteur et Assistant Director Américain né le 9 aout 1918 à Cranston (Etats-Unis)

Robert Aldrich

Robert Aldrich
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Nom de naissance Robert Burgess Aldrich
Nationalité Etats-Unis
Naissance 9 aout 1918 à Cranston (Etats-Unis)
Mort 5 décembre 1983 (à 65 ans) à Los Angeles (Etats-Unis)

Robert Burgess Aldrich est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le 9 août 1918 à Cranston (Rhode Island, États-Unis) et mort le 5 décembre 1983 à Los Angeles (Californie).

Biographie

Débuts
Robert Aldrich , neveu de John D. Rockefeller, est né dans une famille fortunée, il est le fils de Lora Elsie (née Lawson) issue d'une riche famille juive autrichienne et de Edward Burgess Aldrich. Après ses études secondaires à la Moses Brown School , de Providence, il suit des études de droit et d’économie à l'Université de Virginie. En 1941, il quitte ses études universitaires sans avoir terminé son diplôme, car peu intéressé par une carrière dans la finance et en conflit avec sa famille à cause de ses sympathies pour les idées de la gauche américaine.

En 1941, après son mariage avec Harriet Foster, il part pour Hollywood, et grâce à une recommandation de son oncle Winthrop W. Aldrich, dont le fils travaille à la RKO, il se fait embaucher par la RKO Pictures, sa formation lui permet d’accéder à un poste à l'administration de la production.

Son entrée dans le monde du cinéma, est désapprouvée par sa famille qui le déshérite.

En 1942, il passe de l'administration de la production à la gestion logistique des films en devenant second assistant réalisateur, ce qui lui permet de travailler auprès de Robert Stevenson, Irving Reis, Richard Wallace, Edward Dmytryk, William A. Seiter, Leslie Goodwins, John H. Auer, etc., et d'observer leur manière de faire.



Pendant la Seconde Guerre mondiale, suite à la séquelle d'une blessure au genou, il est réformé. Le manque de main-d'œuvre à Hollywood lui permet d'accéder au poste de premier assistant réalisateur sur des courts métrages.

Il quitte la RKO Pictures en 1944 pour travailler aux The Enterprise Studios jusqu'à son rachat par la Metro Goldwyn Mayer en 1948. Pendant cette période il assiste Jean Renoir (L'Homme du sud - 1945), William A. Wellman (Les forçats de la gloire - 1945), Leslie Fenton (Pardon my past - 1945), Albert Lewin (The Private Affairs of Bel Ami - 1947), Robert Rossen (Sang et or - 1947), Lewis Milestone (Arc de triomphe - 1948), Richard Fleischer (So This Is New York - 1948), Abraham Polonsky (L'enfer de la corruption - 1948), Max Ophüls (Pris au piège - 1949).

Robert Aldrich continue son apprentissage, toujours comme assistant réalisateur auprès de Lewis Milestone (Le poney rouge - 1949), Roy Del Ruth (Feu rouge - 1949), Richard Wallace (L'amour a toujours raison - 1949), Alexander Hammid et Irving Reis (Enchantement musical - 1951), Joseph Losey (M - 1951, Le Rôdeur, 1951), Irving Reis (New Mexico - 1951), Charles Chaplin (Les feux de la rampe - 1952), Charles Lamont (Les joyeux pirates / Abbott and Costello Meet Captain Kidd - 1952).

Cette première partie de carrière, riche en collaborations, lui permet d'acquérir un solide savoir-faire : "Ce qu'on apprend à ne pas faire est aussi important que ce qu'on apprend à faire. On observe les maîtres dont Milestone, Losey, Wellman, Dassin, Reis et on apprend beaucoup... J'ai travaillé aussi avec de très mauvais réalisateurs que je ne nommerai pas, et dans ces cas, on se promet de ne pas faire les erreurs qu'ils font".

Parallèlement Robert Aldrich se passionne pour le théâtre, plus spécialement pour les auteurs d'avant-garde et de gauche rassemblés autour du Group Theatre (New York City) , il découvre des auteurs et des acteurs comme Harold Clurman , Lee Strasberg, Cheryl Crawford, Stella Adler, Morris Carnovsky, Clifford Odets, Sanford Meisner, Elia Kazan, Harry Morgan, Robert Lewis (director) , John Garfield, Canada Lee, Franchot Tone, Frances Farmer, Phoebe Brand , Ruth Nelson, Will Geer, Howard Da Silva, Sidney Lumet, John Randolph, J. Edward Bromberg, Michael Gordon, Paul Green, Marc Blitzstein, Paul Strand, Anna Sokolow, Lee J. Cobb, Roman Bohnen, Jay Adler, Luther Adler, Don Richardson (director) , Sidney Kingsley , Robert Ardrey, Irwin Shaw, qui l'inspireront comme Le Grand couteau adaptation d'une pièce de Clifford Odets.

Par manque d'opportunités pour tourner des films à Hollywwod, il emménage à New York pour offrir ses services à la télévision en plein essor, et grâce à William Butler, Robert Aldrich commence sa carrière de réalisateur, en tournant des épisodes de diverses séries pour la CBS ( série Schlitz Playhouse of Stars) puis la NBC (Four Star Playhouse, The Doctor, China Smith ). Il continuera sa participation à la télévision jusqu'en 1959, en tournant notamment les épisodes pilotes des séries Aventures dans les îles et Hotel de Paree . De par les connaissances qu'il a noué en tant que réalisateur à Hollywood, il fait intervenir des vedettes de premier plan dans ses épisodes de séries comme Ida Lupino, Charles Boyer, David Niven, Dick Powell, Warner Anderson, il révèlera Charles Bronson et Joan Camden, etc.

En 1953, Aldrich tourne son premier long métrage lorsque la MGM le retient pour la réalisation de Big Leaguer avec Edward G. Robinson, qui sera avec Plein la gueule son seul film d'inspiration sportive.


Le Western revisité
C'est en s'inspirant de la série China Smith qu'il réalise son deuxième film, Alerte à Singapour, son premier "film noir". Ce film est remarqué par Burt Lancaster et Harold Hecht qui confient à Aldrich leur prochaine production Bronco Apache en 1954. Le personnage de Massaï interprété par Burt Lancaster est "le dernier Apache qui lutte au monde". Bronco Apache est l'un des premiers films hollywoodiens à prendre fait et cause pour les Indiens, quatre ans après La Flèche brisée et La Porte du diable. Bien que la fin qui prévoyait la mort de Massaï ait été transformée en happy-end sous la pression d'United Artists, le film est en rupture avec les Indiens renégats ou fiers guerriers d'Hollywood et Aldrich dira plus tard que son film «avait quinze ans d'avance sur son temps et prenait une position très ferme par rapport aux atroces injustices subies par les Indiens.» Le film est particulièrement remarqué et remporte un grand succès public ce qui permet à Aldrich de rempiler sur la production suivante de Hecht-Lancaster, Vera Cruz.

Vera Cruz, qui sort quelques mois après Bronco Apache, est une production importante pour l'époque, d'un coût de trois millions de dollars, mais il est tourné dans une grande improvisation. Celle-ci sera plutôt profitable au film. Comme Bronco Apache, Vera Cruz marque une rupture dans l'histoire du western. C'est la première fois qu'on ose porter à l'écran des héros aussi crapuleux et violents, attirés par le seul appât du gain et étrangers à toute morale. Même si son personnage évolue positivement, Gary Cooper y incarne le rôle le plus noir de sa carrière. Vera Cruz annonce le western des années 1960 : Les Sept Mercenaires, Pour une poignée de dollars et surtout La Horde sauvage. Le film remporte à nouveau un énorme succès et Aldrich est désormais perçu comme un cinéaste visionnaire. Il a toute liberté pour son film suivant qu'il auto-produit, En quatrième vitesse.


L'apocalyptique du film noir et les démêlés avec la Columbia
Après avoir revisité le western, Robert Aldrich s'attaque au film noir en tournant après Alerte à Singapour, En quatrième vitesse, Racket dans la couture, il reprendra le genre du film noir en 1971 avec Pas d'orchidées pour Miss Blandish d'après le roman de James Hadley Chase et en 1975 avec La Cité des dangers, d'après le roman City of Angels de Steve Shagan.

Ses trois premiers films noirs sont en rupture avec le genre des années 1930, violences, dureté, meurtres en cascade sur fond de pessimisme, de cynisme, de désenchantement. Certains critiques ont parlé de "néo-noir", ont perçu dans ces films un reflet des angoisses de Robert Aldrich vis-à-vis d'une apocalypse nucléaire possible, la paranoïa anticommuniste du maccarthysme, les échecs d'une société de progrès social promise par le New Deal.

Dans Alerte à Singapour, on retrouve une mise en scène de la violence (succession de meurtres) et une révision de l'atmosphère tragique des premiers films noirs comme Le Faucon maltais (The Maltese Falcon) de John Huston, La Clé de verre (The Glass Key) de Stuart Heisler, Adieu, ma belle (Murder My Sweet) de Edward Dmytryk, Assurance sur la mort (Double Indemnity) de Billy Wilder, Laura (Laura) d'Otto Preminger, etc., le tragique cède le pas au nihilisme et au désespoir, le personnage principal est un anti-héros, il ne réenchante pas le monde corrompu par ses actions rédemptrices.

En quatrième vitesse est l'adaptation d'un roman policier de Mickey Spillane, de la série Mike Hammer, qu'il transforme en cauchemar apocalyptique nucléaire, le personnage du privé Mike Hammer est un anti-héros opportuniste, misogyne, brutal, cynique, dénué de toute compassion sauf pour sa secrétaire Velda, ne cherchant nulle vérité mais surtout à se sauver d'une situation malencontreuse, traversant les bagarres et fusillades en gardant une tenue impeccable sous les yeux mi amusés, mi soucieux de Velda, tout cela sur un fond d’anxiété paranoïaque . D'après Robert Aldrich lui-même, ce film est une dénonciation du maccarthisme et d'une société américaine rongée par la peur, confrontée au péril nucléaire : " Le film traite de l'atroce période que ce pays a traversée pendant McCarthy et des suites qu'elle a eues. McCarthy n'était pas encore liquidé. Le procès commença à l'époque où le film sortit mais l'angoisse était encore là pendant que nous tournions. La référence au maccarthysme était notre seule justification théorique pour faire ce film. Nous ne voulions pas faire une adaptation de Spillane. Nous nous sommes servis de lui pour faire passer certains commentaires." D'après le site Rotten Tomatoes le film est salué par la critique américaine avec un consensus le déclarant comme étant : An intriguing, wonderfully subversive blend of art and commerce, Kiss Me Deadly is an influential noir classic / Un mélange curieux, surprenant et subversif autour de l'art et des affaires, Kiss Me Deadly s'impose comme un film noir de référence".La critique européenne fait de même, ainsi en France, Robert Aldrich est applaudi aussi bien par Roger Tailleur de Positif que par François Truffaut des Cahiers du cinéma. D'un point de vue esthétique la forme colle au fond comme l'écrit Charles Bitsch : "Aldrich, phénomène de la caméra dont l'imagination visuelle n'a d'égale que l'assurance, n'arrête de nous étonner et de nous plonger dans la plus totale perplexité. Pour lui plus de lois, plus de tabous : les plans peuvent être aussi vertigineux que diamétralement opposés, impossible n'est pas américain. Il nous fait assister à la lutte implacable du blanc sur le noir : masses d'ombre qui s'entrecroisent ou se heurtent, zébrées d'éclairs blancs. Désintégration du montage, explosion de l'image : voilà le premier cinéaste de l'ère atomique.”

En quatrième vitesse (Kiss me deadly) est inscrit au National Film Registry de la Bibliothéque du congrès en 1999.

Le succès commercial d'En quatrième vitesse permet à Aldrich de monter sa société de production, Associates and Aldrich en 1955. La première production de la compagnie est Le Grand Couteau, adaptation d'une pièce à succès de Broadway écrite par Clifford Odets, à cette occasion, il dirige pour la première fois Jack Palance. Le film aborde le milieu du cinéma, et Aldrich en profite pour peindre le portrait d'un producteur qui endosse toutes les tares d'Hollywood et les bassesses de la nature humaine. Le personnage se veut une synthèse de Louis B. Mayer, Jack Warner et Harry Cohn. "Il est bien évident que Rod Steiger et moi, nous nous sommes amusés à en remettre un peu". le film est un échec commercial mais remporte le Lion d'argent de la Mostra de Venise.

En difficulté financière, Aldrich doit signer un contrat de deux ans pour la Columbia Pictures dirigée par Harry Cohn et tourne le mélodrame, Feuilles d'automne avec Joan Crawford. Feuilles d'automne est un mélodrame noir, qui porte un regard de compassion sur une femme, Millie, de cinquante ans solitaire, indépendante qui tombe sous le charme d'un trentenaire, Burt, qui s'avère avoir développé des troubles psychiatriques conséquences de traumatismes liés à sa participation aux combats de la guerre de Corée et d'avoir découvert à sa démobilisation que son père couchait avec son épouse. Millie arrive à convaincre Burt à suivre une psychothérapie dans un établissement spécialisé. C'est le premier film qui aborde ce qui sera appelé plus tard les troubles de stress post traumatiques (TSPT) et les bienfaits de la psychothérapie, film étonnamment optimiste qui sort du nihilisme des films précédents, puisque Burt guérit, l'amour de Millie et sa confiance en l'avenir gagnent. Le public américain ne comprend pas le film, mais il est salué à la Berlinale où il remporte un Ours d'argent.


Le film de guerre revisité
Pour la deuxième production d'Associates and Aldrich, Robert Aldrich réalise son premier film de guerre, Attaque, adaptation d'une pièce de théâtre Fragile Box par Norman A. Brooks, qu'il engagera comme scénariste. Pour le casting, il fait à nouveau appel à Jack Palance. Aldrich renoue avec son cinéma violent et sans concession. Il rompt avec les films de guerre qui font l'apologie de l'US Army se battant pour la démocratie, ou qui dénoncent la guerre comme une absurdité. Aldrich refuse de montrer le grand spectacle de la guerre, aucune scène de bataille épique. Ce qui intéresse Aldrich ce sont les hommes dans la guerre, et tout particulièrement la tension qui règne entre eux, leurs traumatismes. Il insiste également sur la lâcheté, le carriérisme d'officiers ne pensant qu'à leur médaille, leur incompétences, l’alcoolisme de certains, leur organisation de trafics internes. Il n'y a pas de héros mais des hommes ordinaires avec leurs vices et leurs vertus qui survivent comme ils peuvent à travers les épreuves de la guerre. Ce film, sortant des canons établis du genre, est l'un des rares films hollywoodien à n'avoir pas reçu le soutien technique et matériel de l'US Army. Si le film est très mal accueilli aux États-Unis, en revanche, il est encensé en Europe où il remporte le prix de la critique à Venise en 1956.




La corruption au sein des entreprises
Racket dans la couture (The Garment Jungle) , deuxième de la Columbia, a pour sujet le monde de la corruption dans le milieu de la mode, du cynisme des grandes entreprises prêtes à tout pour assurer leur hégémonie, de l'influence du crime organisé sur les syndicats. Ce film porte un regard pessimiste sur les luttes sociales minées par la corruption et la violence de la mafia, du monde de la mode identifié à une jungle sans foi ni loi, faite de compétition brutale, de lutte par la terreur. Refusant les consignes de la Columbia quant à la fin du film (happy end), il est congédié et c'est Vincent Sherman qui tournera la fin. Après Attaque, les exigences de Robert Aldrich sont des provocations de trop, Harry Cohn, directeur de la Columbia pictures, qui s'était sans doute reconnu dans le personnage du producteur du Le Grand Couteau (1957) licencie Robert Aldrich qu'il soupçonne en plus d'être sympathisant communiste. Rejeté par la Columbia et les autres majors de Hollywood qui ne le lui font plus confiance, Aldrich doit s'exiler en Europe à la fin des années 1950.


L'exil européen
À Berlin, il tourne pour la Hammer Film Productions et l'UFA Tout près de Satan, ce film a tout pour réussir, Robert Aldrich en a rédigé le scénario, la distribution est prestigieuse Jack Palance, Jeff Chandler et Martine Carol, mais le montage fait par la Hammer Film Productions et l'UFA est désastreux, c'est un échec, au grand dam de Robert Aldrich qui n'a pas eu son mot à dire. Il enchaîne avec Trahison à Athènes, produit par une succursale britannique de la Metro-Goldwyn-Mayer. Malgré la présence de Robert Mitchum et de Donald Wolfit, Trahison à Athènes ne peut se sauver d'un scénario plus que convenu. Robert Aldrich rencontre de grandes difficultés pour diriger des équipes étrangères et polyglottes et à comprendre les critères des maisons de production européenne. Il retourne temporairement aux États-Unis pour tourner El Perdido écrit par Dalton Trumbo, produit et interprété par Kirk Douglas. Il apporte sa pierre à la production des péplums des années 1960, en réalisant avec Sergio Leone le film biblique Sodome et Gomorrhe. Ce film détonne dans la filmographie de Robert Aldrich, pourtant de sa bouche même n'affirme-t-il pas que : "Every director ought to get one Biblical film out of his system, but there's not very much that you can do about this sort of picture " / "chaque réalisateur devrait avoir un film biblique à son actif, même s'il n'y a pas grand-chose à en tirer". Phrase paradoxale, en fait pour lui il s'agissait d'une étape pour voir s'il était capable de sortir de son style, de ne pas s'imiter. Les critiques, très favorables à Aldrich, commencent à douter de son talent.


Retour d'exil, une carrière en dents de scie
Robert Aldrich retourne aux États-Unis en 1962 et commence à travailler à Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? Ce film avec Chut... chut, chère Charlotte redonne une place à des actrices telles que Bette Davis, Joan Crawford, Olivia de Haviland, Agnes Moorehead que Hollywood avait reléguées du fait de leur âge. Avec Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?, Aldrich renoue avec le style de ses débuts et explore à nouveau le microcosme hollywoodien avec sa dureté. Il pousse la confrontation entre Bette Davis et Joan Crawford, dans des rôles de stars déchues, aux limites de la jalousie morbide, de la cruauté et de la folie. Le film est accueilli très favorablement par le public qui lui fait un triomphe alors qu'il est sifflé par les critiques au Festival de Cannes. Ce succès amène Aldrich à tenter de reformer l'équipe du film (Olivia de Haviland devra remplacer Joan Crawford) dans Chut... chut, chère Charlotte (1964) qu'il réalise juste après son western parodique, Quatre du Texas (1963). Le seul film de cette période qui connut un échec commercial est Le Vol du Phœnix (1966) avec James Stewart à cause d'un scénario jugé peu plausible. Cependant Aldrich est de nouveau sollicité par les studios.

La MGM lui confie Les Douze Salopards en 1967. Il aborde à nouveau la violence dans la guerre, et surtout les exactions des militaires. Aucun des héros n'est sympathique et pourtant la plupart mourront en faisant leur devoir. "J'ai essayé de dire dans ce contexte, que ce ne sont pas seulement les Allemands qui prennent prétexte de la guerre pour commettre des actions particulièrement atroces, et que les Américains et d'autres aussi agissent de même. La guerre est déshumanisante. Il n'y a pas de guerre propre. Quand quelqu'un est impliqué dans une guerre, il l'est bel et bien, point final". Le succès du film permet à Aldrich d'acquérir ses propres studios. Il rachète les anciens studios de la Famous Players-Lasky construits en 1913.

Après le succès des Douze Salopards, Aldrich revient à un sujet qui le fascine, Hollywood, dans Le Démon des femmes qu'il réalise pour la MGM et qui est une nouvelle description impitoyable des mœurs hollywoodiens. Le film est un échec et Aldrich tente de renflouer ses finances en reprenant les recettes de Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? et Chut... chut, chère Charlotte avec Faut-il tuer Sister George ?(1968). Cette fois-ci l'action se déroule dans le milieu de la télévision et des séries, l'actrice June Buckridgean (interprétée par Beryl Reid) tient le rôle principal d'une série radiophonique "Applehurst", série valorisant les actions d'une infirmière, Sister George. Dans la vie réelle la personnalité de June Buckridgean est bien loin de Sister George, c'est une lesbienne violente, alcoolique et paranoïaque. Ses rapports avec la direction de la station radiophonique met en exergue les bassesses et intrigues du milieu de la radio. Le film suscite les indignations, mettre en scène une lesbienne, alcoolique et manipulatrice de surcroît, est intolérable en regard des codes moraux de l'époque. Certaines salles classent le film comme X, c'est la mort du film.

Aldrich, pour sauver son studio, entreprend un nouveau film de guerre, Trop tard pour les héros en 1970. Durant la guerre du Pacifique, une patrouille anglaise accompagnée d'un lieutenant américain se retrouve piégée derrière les lignes japonaises. C'est de nouveau le comportement des hommes qui intéresse Aldrich pour qui les actes héroïques ne sont que le fruit du hasard. Lâcheté et courage sont d'égales valeurs. La guerre est à nouveau décrite comme sale, cruelle et violente, à l'opposé des films hollywoodiens qui mettent en valeur héroïsme et courage. Comme les précédents films réalisés dans ses studios, le film est un échec commercial. Aldrich se tourne alors vers le film de gangsters, Pas d'orchidées pour miss Blandish (1971) dans lequel il peut donner libre cours à son goût pour les personnages violents, antipathiques, névrosés et psychopathes. L'année suivante, il retrouve Burt Lancaster dans Fureur apache et les thèmes développés dans Bronco Apache. Mais cette fois-ci Aldrich, à contre-courant des westerns pro-indiens et bien pensant de l'époque, évoque la violence d'hommes en lutte pour leur survie. Le film est mal compris et accusé de racisme. Aldrich doit se résoudre à vendre son studio. Il prévoyait d'y tourner de huit à seize films sur une période de cinq ans. En 1973, il n'en aura réalisé que cinq et produit qu'un seul (Qu'est-il arrivé à tante Alice ? de Lee H. Katzin). Aldrich conserve cependant sa société de production renommée en Aldrich Company.

Cinéaste de l'affrontement, des corps à corps, Robert Aldrich va transposer ceux-ci dans le milieu des vagabonds de la Grande dépression avec L'Empereur du Nord (1973) avant de trouver dans le sport et Plein la gueule (1974) avec Burt Reynolds un sujet qui convient à son cinéma physique. Il retrouve Burt Reynolds l'année suivante dans le polar noir, La Cité des dangers. Ces deux films sont des succès public, et Aldrich se voit confier par Lorimar Productions la réalisation de L'Ultimatum des trois mercenaires. Mais, charcuté au montage par la production, le film est un échec. Lorimar garde cependant sa confiance en Aldrich et produit Bande de flics qui est un nouvel échec. Le ton violent et grossier du film et des policiers est rejeté par la critique et les spectateurs. Pour retrouver le succès, Aldrich se lance dans l'humour juif, alors à la mode, qu'il transpose dans l'univers des westerns dans Le Rabbin au Far West (1979). Pour son dernier film, Deux filles au tapis (1981), avec Peter Falk, sur le catch féminin, Aldrich réussit son dernier morceau de bravoure cinématographique : " c'est un mélange de sophistication et de brutalité, de musique et de hurlements, de chorégraphie et de coup de poings, de sang et de strass, d'élégance et de violence, dont la réussite peut être considérée comme une sorte de testament esthétique du cinéaste Robert Aldrich. "


La fin
Après Deux filles au tapis, Robert Aldrich, fatigué par la maladie, se retire du cinéma, il décède le 5 décembre 1983 des suites d'une insuffisance rénale à Los Angeles (Californie). Il repose au Forest Lawn Memorial Park (Hollywood Hills)


Vie familiale
Robert Aldrich s'est marié deux fois :


Harriet Foster, de 1941 à 1965
Sibylle Siegfried, de 1966 à son décès.
De l’union avec Harriet Foster, sont nés quatre enfants Adell, William,Alida, et Kelly.

Leur fille Adell Aldrich a fait carrière dans l'industrie du cinéma et leur fils William Aldrich est un producteur et acteur de cinéma

Ses meilleurs films

Les Douze Salopards (1967)
(Réalisateur)
Vera Cruz (1954)
(Réalisateur)
Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? (1962)
(Réalisateur)
Sodome et Gomorrhe (1962)
(Réalisateur)
Les feux de la rampe (1952)
(Assistant Director)
Sang  et Or (1947)
(Réalisateur)

Le plus souvent avec

Michael Luciano
Michael Luciano
(21 films)
Frank De Vol
Frank De Vol
(17 films)
Joseph F. Biroc
Joseph F. Biroc
(15 films)
William Glasgow
William Glasgow
(11 films)
Wesley Addy
Wesley Addy
(8 films)
Source : Wikidata

Filmographie de Robert Aldrich (50 films)

Afficher la filmographie sous forme de liste

Acteur

Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?, 2h8
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Thriller, Horreur
Thèmes Film traitant du cinéma, La famille, Maladie, Psychologie, La télévision, Vieillesse, Folie, Le handicap
Acteurs Bette Davis, Joan Crawford, Victor Buono, Gina Gillespie, Wesley Addy, Maidie Norman
Note80% 4.0490354.0490354.0490354.0490354.049035
Jane et Blanche Hudson sont deux sœurs. Jane Hudson est une véritable enfant vedette dans les années 1920, grâce à une chanson reprise par toute l’Amérique. Elle est surnommée Baby Jane, et une poupée à son effigie est commercialisée sous ce nom. Mais passée l’adolescence, le public l’a complètement oubliée. Et c'est sa sœur, Blanche, qui devient célèbre à son tour, en devenant une actrice de cinéma renommée et appréciée du public. Elle use de son pouvoir à Hollywood, pour que sa sœur obtienne des rôles ; les producteurs se plient à cette exigence, mais l'ex-enfant star est devenue une piètre actrice, et ses films restent très loin du succès, au point que l'un d'eux ne sera même pas diffusé aux États-Unis. Un terrible accident de voiture met cependant fin à la grande carrière de Blanche. Désormais en fauteuil roulant, elle devient dépendante de sa sœur déchue. Cette situation sera l'occasion pour Jane de se venger de sa sœur. Lorsqu'une chaîne de télévision rediffuse sur une période, tous les films de Blanche, cette dernière est de nouveau encensée par ses fans, ce qui provoque chez Jane, plus encore qu'à l'habitude, aigreur, jalousie, et une effrayante folie.
La Grande Nuit, 1h15
Réalisé par Joseph Losey
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Thriller
Acteurs John Drew Barrymore, Preston Foster, Joan Lorring, Isabella Rossellini, Howard St. John, Myron Daniel Healey
Rôle Ringsider at Fight (uncredited)
Note64% 3.2035153.2035153.2035153.2035153.203515
Adolescent calme et sans histoire, George La Main assiste un soir à une punition terrible qu'inflige Al Judge, personnage haut placé dans la presse, à son père, Andy La Main, qui semble consentant. George s'empare d'une arme et erre à travers la ville pour retrouver le tortionnaire. Au cours de cette traque et de cette longue nuit, il va découvrir peu à peu certaines vérités, perdre ses illusions et laisser derrière lui son adolescence.

Réalisateur

Deux filles au tapis, 1h53
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Comédie, Comédie dramatique, Action, Romance
Thèmes Sport
Acteurs Peter Falk, Laurene Landon, Burt Young, Tracy Reed, Richard Jaeckel, Claudette Nevins
Note64% 3.2013453.2013453.2013453.2013453.201345
Harry Sears est le manager de deux catcheuses, Iris et Molly, surnommées les « California Dolls ». Elles alignent les victoires mais les combats sont minables et de seconde zone. Le trio sillonne les routes de l'Amérique à la recherche d'un contrat juteux. Mais les offres se font de plus en plus rares et les contrats sont dérisoires. Pour gagner de l'argent et pour se nourrir, Harry accepte pour elles des combats dans la boue. Le vent commence à tourner lorsque Sally, une vieille amie proche d'Harry, leur propose de battre contre les « Toledo Tigers », les championnes nationales du moment. Iris et Molly gagnent le match mais un second est organisé à Chicago. Mais, cette fois-ci, elles perdent contre les mêmes adversaires car le match est truqué. Déterminées, Iris et Molly s'inscrivent au championnat de Reno où elles auront une dernière chance pour les battre et devenir les nouvelles reines du ring. Le soir venu, Iris et Molly battent les Toledo Tigers et deviennent enfin les championnes acclamées de l'Amérique.
Un rabbin au Far West, 1h54
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Comédie, Action, Western
Thèmes Religion, Religion juive, Buddy movie
Acteurs Gene Wilder, Harrison Ford, Ramon Bieri, Val Bisoglio, George DiCenzo, David Bradley
Note63% 3.198393.198393.198393.198393.19839
En 1850, un rabbin polonais répondant au prénom d'Avram part pour les États-Unis avec pour mission de se rendre à San Francisco afin de fonder une synagogue. À Philadelphie, il rate le bateau qui doit le mener en Californie et se fait aussitôt détrousser par trois bandits. Sans le sou, Avram doit traverser tout le pays. Au début de son périple, il rencontre Tommy, un braqueur de banque, qui va l'accompagner jusqu'à destination.
Bande de flics, 1h55
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Comédie, Comédie dramatique, Policier
Thèmes Buddy movie
Acteurs Charles Durning, Louis Gossett Jr., Perry King, James Woods, Clyde Kusatsu, Randy Quaid
Note57% 2.85332.85332.85332.85332.8533
Des policiers de Los Angeles, lassés de leurs tracas du quotidien, se divertissent en passant des soirées alcoolisées.
L'Ultimatum des trois mercenaires, 1h31
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Thriller
Thèmes Politique, Arme nucléaire
Acteurs William Hootkins, Burt Lancaster, Richard Widmark, Charles Durning, Paul Winfield, William Smith
Note67% 3.3966353.3966353.3966353.3966353.396635
Lawrence Dell, ancien général de l'Armée de l'Air des États-Unis, s'empare d'une base nucléaire stratégique et exerce un chantage aux missiles : si le président des États-Unis ne révèle pas au peuple américain les véritables raisons de l'entrée en guerre au Viêt Nam, et si on ne verse pas une rançon à ses complices, tous anciens détenus, il rase plusieurs cibles en URSS.
La cité des dangers, 1h55
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Thriller, Comédie, Action, Policier
Thèmes Sexualité, Prostitution
Acteurs Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield, Eileen Brennan, Eddie Albert
Note61% 3.0978553.0978553.0978553.0978553.097855
Des enfants en colonie de vacances découvrent le cadavre d'une jeune femme, Gloria Hollinger, sur une plage. Le policier Phil Gaines et son adjoint Louis Belgrave sont chargés de l'affaire, mais elle tourne court car le médecin légiste conclut au suicide par surdose de médicaments.
Plein la gueule, 2h1
Réalisé par Robert Aldrich, Hal Needham
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Comédie, Comédie dramatique, Action, Policier
Thèmes La prison, Sport, Football américain, Musique
Acteurs Burt Reynolds, Eddie Albert, Ed Lauter, Anitra Ford, Michael Conrad, James Hampton
Note70% 3.5473953.5473953.5473953.5473953.547395
Une comédie dramatique dans laquelle Paul Crewe (Burt Reynolds) vole une Citroën SM et échappe à la police. Il est attrapé et par la suite envoyé en prison. Là, il organise une équipe de football américain de prisonniers pour affronter les gardiens.
L'Empereur du Nord, 1h59
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Thriller, Action, Aventure
Thèmes Transport, Le train, Films pour enfants
Acteurs Lee Marvin, Ernest Borgnine, Keith Carradine, Malcolm Atterbury, Simon Oakland, Charles Tyner
Note72% 3.6450353.6450353.6450353.6450353.645035
Octobre 1933, Oregon. La Grande Dépression est à son apogée aux États-Unis, plongeant des millions d’hommes et de femmes dans la misère la plus totale. Des vagabonds arpentent le pays à la recherche d’un emploi ou d’une simple soupe. Certains tentent de voyager illégalement et gratuitement à bord des trains, les « trimardeurs ». Le plus convoité est celui de la ligne 19, un train de marchandise. Mais la splendide locomotive est gardée par Shack, une brute sanguinaire et sadique, qui n’hésite pas à utiliser la violence et extermine sauvagement tous les « trimardeurs » qui osent monter sur sa machine, allant jusqu'à les jeter sous le train. Lui et son aide Cracker les traquent par tous les moyens, et leur férocité est célèbre auprès de la communauté des vagabonds.
Fureur Apache, 1h45
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Action, Western
Acteurs Burt Lancaster, Bruce Davison, Richard Jaeckel, Karl Swenson, Lloyd Bochner, Joaquín Martínez
Note70% 3.5489653.5489653.5489653.5489653.548965
Maltraité dans sa réserve, le chef apache Ulzana s'échappe avec un groupe de guerriers. Un peloton de la cavalerie américaine est lancé à leur poursuite, commandé par le tout jeune lieutenant DeBuin. L'éclaireur McIntosh est rattaché au groupe, secondé par un pisteur apache.
Pas d'Orchidées pour Miss Blandish, 2h8
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Thriller, Action, Policier
Thèmes Films pour enfants, Gangsters
Acteurs Kim Darby, Scott Wilson, Tony Musante, Robert Lansing, Irene Dailey, Connie Stevens
Note66% 3.3464553.3464553.3464553.3464553.346455
Une bande de petits malfrats en manque d'argent veut voler le collier de la riche héritière Miss Blandish. Mais leur plan se passe mal et ils tuent le fiancé Blandish. Embarqués malgré eux dans un enlèvement forcé, ils se trouvent bientôt poursuivis par la Bande Grissom, plus forte et mieux organisée. L'histoire d'un enlèvement et de ses péripéties peu habituelles.
Trop tard pour les héros, 2h13
Réalisé par Robert Aldrich, Oscar Rudolph
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Guerre, Action
Thèmes La mer, Transport, Politique
Acteurs Michael Caine, Cliff Robertson, Henry Fonda, Ken Takakura, Denholm Elliott, Ian Bannen
Note66% 3.346443.346443.346443.346443.34644
Des troupes britanniques et japonaises se font face dans une île des Nouvelles-Hébrides, en novembre 1942. Un convoi américain est annoncé aux larges des côtes. Il devient alors indispensable de détruire l'émetteur-radio japonais.
Le démon des femmes, 2h10
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Thriller
Thèmes Film traitant du cinéma, Religion, La télévision
Acteurs Peter Finch, Kim Novak, Ernest Borgnine, Michael Murphy, Milton Selzer, Valentina Cortese
Note60% 3.0045953.0045953.0045953.0045953.004595
Elsa Brickmann est une jeune femme qui rêve de devenir actrice. Son idole : Lylah Clare, immense vedette de Hollywood disparue il y a plus de vingt ans dans des circonstances particulièrement troubles.
Faut-il tuer Sister George ?, 2h18
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Comédie
Thèmes Sexualité, La télévision, Homosexualité, Adaptation d'une pièce de théâtre, LGBT, LGBT, Lesbianisme
Acteurs Beryl Reid, Susannah York, Coral Browne, Ronald Fraser, Patricia Medina, Hugh Paddick
Note70% 3.5421353.5421353.5421353.5421353.542135
Sur le petit écran, June est Sister George, religieuse infiniment vertueuse et loyale. Mais dans le privé, June est une actrice "has been", lesbienne dominatrice (la scène de la poupée et du cigare), toxicomane, grossière, alimentant la presse à scandale à tel point que les autorités religieuses font pression sur la chaîne pour que Sister George soit exécutée. June n'en a pas fini de chuter...
Les Douze Salopards, 2h23
Réalisé par Robert Aldrich
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Guerre, Action, Aventure
Thèmes Politique
Acteurs Lee Marvin, Ernest Borgnine, Charles Bronson, John Cassavetes, Richard Jaeckel, George Kennedy
Note76% 3.8497453.8497453.8497453.8497453.849745
Pendant la Seconde Guerre mondiale, quelque temps avant le débarquement en Normandie, douze criminels, tous condamnés à mort ou aux travaux forcés se voient proposer une mission suicide qui pourra leur valoir une amnistie : attaquer un château en France, près de Rennes, où se sont installés une trentaine de hauts généraux nazis et en tuer le plus possible.