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François Truffaut est un Acteur, Réalisateur, Scénariste et Associate Producer Français né le 6 février 1932 à Paris (France)

François Truffaut

François Truffaut
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Nom de naissance François Ronald Truffaut
Nationalité France
Naissance 6 février 1932 à Paris (France)
Mort 21 octobre 1984 (à 52 ans) à Neuilly-sur-Seine (France)
Fondateur de Les Films du Carrosse

François Truffaut, né le 6 février 1932 à Paris et mort le 21 octobre 1984 à Neuilly-sur-Seine, est un cinéaste français, initialement critique de cinéma de la revue les Cahiers du cinéma, puis figure majeure de la Nouvelle Vague. Réalisateur et scénariste, il a aussi été producteur et est apparu comme acteur dans divers films. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Biographie

L'enfance des quatre cents coups
Enfant non désiré (1932-1944)
François Truffaut naît le 6 février 1932 de père inconnu. Sa mère, Jeanine de Monferrand, secrétaire au journal L'Illustration, confie son bébé à une nourrice, au terme d'une grossesse cachée.

Sa mère épouse le 9 novembre 1933 Roland Truffaut, dessinateur dans un cabinet d'architecte-décorateur, qui reconnaît l'enfant à l'état civil. Celui-ci est confié le plus souvent à sa grand-mère, Geneviève de Monferrand, qui habite rue Henry-Monnier dans le 9e arrondissement de Paris.

François Truffaut va à l'école maternelle de la rue Clauzel puis au lycée Rollin, avenue Trudaine, théâtre de ses premiers « 400 coups ».

Dès 1939, le jeune François Truffaut, passionné de lecture, fréquente aussi les cinémas, le soir et souvent pendant les heures de classe. Il collectionne près de trois cents dossiers constitués d'articles de journaux découpés et de photographies volées dans les cinémas sur les cinéastes, Renoir, Gance, Cocteau, Vigo, Clair, Allégret, Clouzot, Autant Lara… En 1943, il trouve un complice de ces escapades en son voisin de classe de l'école de la rue Milton, Robert Lachenay.

À douze ans, en 1944, il retrouve définitivement le deux pièces de ses parents, 33 rue de Navarin. Il n'a pas de chambre et dort dans le couloir. Ses parents passent habituellement leurs week-ends à Fontainebleau, sans lui. La découverte du journal de son père lui apprend la vérité sur sa naissance.


L'adolescence mal aimée de l'après guerre (1945-1948)
À partir de 1946, ayant quitté l'école, il vit de petits boulots, coursier, magasinier, soudeur à l'acétylène dans une usine, puis grainetier. Il découvre le cinéma américain avec son ami Robert Lachenay, fréquente assidûment les cinéclubs et finit par rencontrer le critique de cinéma André Bazin qui anime un Centre d'initiation cinématographique dans le cadre d'un programme gouvernemental, Travail et Culture.
Encouragé par celui-ci, il ouvre un ciné-club, Cinéaste, en 1948 avec Lachenay, dans une salle du boulevard Saint-Germain. Le programme mirifique de la seconde séance n'est pas honoré et les billets doivent être remboursés. L'affaire finit au poste. Le beau-père de François Truffaut fait l'objet d'une enquête de police qui amène le commissaire à décider de placer l'adolescent dans le Centre d'observation des délinquants mineurs de Villejuif.

Le cinéaste transposera les épisodes de cette enfance, où la littérature aura été une évasion salutaire, dans Les Quatre Cents Coups à travers le personnage autobiographique d'Antoine Doinel. Quand celui-ci « sèche » son cours de gymnastique pour lire La Recherche de l'absolu, c'est le jeune Truffaut grand lecteur de Balzac qui ressurgit. De même dans Baisers volés, le héros nourrit un amour de roman pour le personnage de Fabienne Tabard, jusqu'à ce que celle-ci le rappelle à une réalité moins bourgeoise et plus subversive : « Moi aussi, dit-elle, j’ai lu Le Lys dans la vallée, mais je ne suis pas Madame de Mortsauf et vous n’êtes pas Félix de Vandenesse. »


Entre écriture et cinéma
Critique à l'ombre de Bazin (1949-1955)
À sa sortie des cinq mois de maison de redressement, en 1949, André Bazin le fait travailler à la section cinématographique de Travail et Culture et lui ouvre les portes de quelques magazines. Truffaut rédige ses premiers articles dès 1950 mais à la suite d'une déception amoureuse, déception infligée par celle qui deviendra le personnage de Colette, François s'engage dans l'armée en 1951 pour se faire tuer en Indochine. Envoyé en Allemagne, il prolonge une permission à Paris au-delà du terme de celle-ci, et fait de la prison militaire pour désertion. Grâce à André Bazin il se fait réformer pour instabilité caractérielle, Bazin l'héberge chez lui, à Bry-sur-Marne, et lui trouve, en 1952, un poste au service cinématographique du ministère de l'Agriculture. Son contrat de quelques mois n'est pas renouvelé.

François Truffaut publie des articles dans les Cahiers du cinéma puis entre à la revue Arts en 1953. Au sein de ces revues, il forme avec Claude Chabrol, Jacques Rivette, Jacques Demy, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard la jeune garde autour d'André Bazin. En 1954, il publie dans les Cahiers « Une certaine tendance du cinéma français », un texte pamphlétaire contre les cinéastes de « qualité française ». L'article vise notamment les scénaristes Jean Aurenche et Pierre Bost, et le réalisateur Claude Autant-Lara. Il défend le cinéma d'auteur contre le cinéma de consommation avec une grande intransigeance, dogmatisme de jeunesse qu'il confiera regretter dans des propos recueillis en 1984 par Bert Cardullo.

Il réalise un bout d'essai, Une visite, son premier film, et a l'idée d'un scénario qui deviendra À bout de souffle. L'année suivante, en 1955, il réalise ses premières interviews d'Alfred Hitchcock, et publie, à côté d'un hommage dévot à Jean Cocteau, une nouvelle, Antoine et l'orpheline, dans la revue La Parisienne.


Roché et l'assistant de Rossellini (1956)
En 1956, il est embauché comme assistant du réalisateur Roberto Rossellini, « l'homme le plus intelligent que j'aie connu », pour trois films qui n'aboutissent pas.

Il est déjà un lecteur assidu des romans policiers traduits en français de William Irish quand Henri-Pierre Roché, qui le connaît par les Hussards de la revue La Parisienne, l'invite dans sa maison de Meudon. Le collectionneur a remarqué un des articles du critique où celui-ci parle, en termes pertinents et élogieux, de son livre Jules et Jim, premier roman alors sans succès. Le jeune homme de vingt quatre ans est fasciné par l'écriture cinématographique de l'élève de Peter Altenberg.

De son côté, l'ex Dada, ami des surréalistes, est à la recherche d'un héritier spirituel par lequel il puisse transmettre une « morale neuve » affranchie des contraintes morales et sociales. Le romancier a commencé de tirer un scénario de son Jules et Jim et projette d'en faire autant de ses Deux Anglaises et le continent. Il cherche son cinéaste et incite le jeune homme à réaliser des films d'après ses deux romans. Truffaut s'y emploiera après la mort de l'écrivain, à partir des archives manuscrites prêtées par la veuve.

Les deux hommes, à une génération d'écart, partagent la même expérience adolescente d'une amitié gémellaire fondée sur l'échange des femmes, avec Jo Samarin pour Roché, Robert Lachenay pour Truffaut. Pour l'un et l'autre, cette éducation sentimentale a donné lieu à un travail d'écriture. Une amitié, interrompue par la mort de l'écrivain trois ans plus tard mais exceptionnelle, naît entre eux autour de l'expérience de l'enfance, des femmes, de l'écriture.

Cette rencontre conforte l'apprenti cinéaste dans la position qu'il défend avec violence contre le cinéma français de l'époque, dans les Cahiers du cinéma, celle qui prône le cinéma d'auteur et, dans la lignée des idées d'André Bazin, la narration subjective qui jette un regard objectif, en usant de la profondeur de champ et du plan séquence, tout en respectant la continuité du cours de la vie. Truffaut trouve dans l'écriture impressionniste de Roché l'idéal littéraire dont il fera son propre procédé cinématographique, celui de l'ellipse jusqu'au vif essentiel tel qu'il saura l'exprimer en 1973 dans son art poétique qu'est La Nuit américaine :


« Les films sont plus harmonieux que la vie, Alphonse. Il n'y a pas d'embouteillages dans les films, il n'y a pas de temps morts. Les films avancent comme des trains, tu comprends ? Comme des trains dans la nuit. »

Jules et Jim, roman de la révolution sexuelle, restera son livre de chevet, relu au moins deux fois par an.


Producteur de cinéma (1957-1958)
François Truffaut se marie le 29 octobre 1957 avec Madeleine, fille d'Ignace Morgenstern, propriétaire de la société de distribution cinématographique Cocinor. Il en aura deux filles, Laura, née le 22 janvier 1959, et Éva, née le 28 juin 1961. Avec les fonds de son beau père, il se lance dans la réalisation et fonde une société de production, Les Films du Carrosse, ainsi nommée en hommage à Jean Renoir et son film Le Carrosse d'or.

Comme par un renoncement à la carrière d'écrivain, qu'il ne cessera d'envier et de célébrer à travers ses films, il adapte le roman d'un autre collègue de la revue La Parisienne, le jeune Maurice Pons. Les Mistons, court-métrage narrant l'errance d'une bande d'adolescents qui regardent et tracassent un couple d'amoureux, sort en 1958.

Comme la plupart de ses camarades de la nouvelle vague, c'est sans expérience professionnelle que Truffaut se lance dans la réalisation. Son expérience d'assistant réalisateur de Rossellini ne l'a guère formé. L'assistant réalisateur est en effet le plus souvent cantonné à des taches subalternes et est constamment empêché de voir comment le film se fait. Sa conception du métier est moins celle d'un technicien du cinématographe que celle d'un auteur, à l'instar de Cocteau, s'exprimant par images et scènes dialoguées. Selon lui, il est possible d'apprendre plus en regardant des milliers de films et en rédigeant des critiques à leur propos qu'en étant assistant d'un réalisateur. À la différence d'un Jean-Luc Godard, il ne prétend pas faire une révolution dans le cinéma et conserve une conception classique de la manière de faire des films. Il prétend surtout faire des films personnels et sincères.

En 1958, il est interdit de festival de Cannes, sans doute à cause des critiques virulentes qu'il a publiées.


La Nouvelle vague
Le début de la saga Antoine Doinel (1959)
En 1959, Truffaut tourne Les Quatre Cents Coups. Le film avait d'abord été imaginé comme un court métrage d'une vingtaine de minutes qui se serait intitulé Antoine prend la fuite. L'intrigue était alors centrée sur l'épisode où Antoine, après avoir fait l'école buissonnière, raconte à son instituteur que sa mère est morte et prend la fuite après que ses parents ont découvert son mensonge. Pour le scénario du long métrage, Truffaut collabore avec Marcel Moussy. Il recrute Jean-Pierre Léaud dans le rôle d'Antoine Doinel après avoir passé une annonce dans le quotidien France-Soir.

Le film remporte le prix de la mise en scène au festival de Cannes la même année et devient un succès, ouvrant la porte au mouvement de la Nouvelle Vague et à sa carrière mondiale. Avec 3,6 millions d'entrées, le film est un immense succès public.

Le personnage d'Antoine Doinel réapparaîtra en 1962 avec Antoine et Colette, court métrage réalisé dans le cadre du film collectif L'Amour à vingt ans. Le film montre Antoine Doinel en adolescent timide, qui aime maladroitement une jeune fille, Colette, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'elle en aime un autre.

Truffaut retrouvera Jean-Pierre Léaud et le personnage d'Antoine Doinel dans Baisers volés en 1968. Avec Claude de Givray et Bernard Revon, il imagine la vie d'un jeune homme d'une vingtaine d'années qui rentre du service militaire et se cherche un métier. Il est à la fois romantiquement amoureux d'une jeune fille de son âge, Christine (Claude Jade), et fasciné par une femme mariée, M Tabard (Delphine Seyrig).

Dans Domicile conjugal (1970), Truffaut racontera la vie conjugale du couple Antoine et Christine Doinel. Le film rassemblera un million de spectateurs.

Truffaut réalisera le dernier épisode de la saga « Antoine Doinel », l'Amour en fuite en 1979. Le film raconte la séparation du couple Antoine et Christine et contient en flashback des scènes issues des films précédents. Truffaut exploite ici le privilège rare d'avoir pu filmer le même acteur à différents âges de la vie. Avec 430 000 entrées, le succès public est mitigé.


Des succès en plus de Doinel et un échec (1960-1967)
Le succès des Quatre Cents Coups en 1959 permet à Truffaut l'année suivante de venir au secours (via Les Films du Carrosse) de Jean Cocteau, à court de producteur durant le tournage du Testament d'Orphée. La même année, il signe le Manifeste des 121.

Après Les Quatre cent coups, Truffaut filme Charles Aznavour et Marie Dubois dans Tirez sur le pianiste, adaptation d'un roman noir de David Goodis. Il y fait le portrait d'un pianiste raté et ravagé par le doute. Pour la musique, il s'adresse au compositeur Georges Delerue, élève de Darius Milhaud qui a écrit la musique de Hiroshima mon amour et écrira pour d'autres celles du Mépris et de Diên Biên Phu. Entre eux naît une grande complicité, amitié qui se traduira par une collaboration renouvelée.

Comme souvent dans sa carrière, Truffaut réalise le film en réaction à son film précédent. Alors que Les Quatre Cents Coups était un film très « français », Tirez sur le pianiste est plus influencé par le cinéma américain. Le film est aussi fait en réaction à sa nouvelle notoriété. Truffaut, qui vient de passer brutalement de l'ombre à la lumière avec le succès fulgurant des Quatre Cents Coups, raconte ici l'histoire d'un homme qui passe de la célébrité à l'anonymat. Le succès de son précédent film a paradoxalement déçu Truffaut qui voit son film apprécié par des gens qui n'aiment pas vraiment le cinéma. En réaction, il souhaite faire un film pour cinéphiles. Le résultat est un échec commercial et Truffaut cesse de soutenir « les copains ». La rupture et les insultes l'affectent profondément



Son troisième film, Jules et Jim, adapté du roman homonyme d'Henri-Pierre Roché, raconte l'histoire d'un pur amour à trois. Le film est de nouveau un grand succès public avec 1,5 million d'entrées. À partir de là, ses films sont vendus à l'étranger par Alain Vannier. Avec ses trois premiers longs métrages, François Truffaut s'est déjà imposé comme un grand réalisateur. En 1963, Les Films du Carrosse coproduisent Mata Hari, agent H 21, et Truffaut participe à la rédaction des dialogues et du scénario.


Il a avec l'actrice Liliane David une liaison, dont il s'inspire en 1964 pour le film La Peau douce. Il divorce la même année de Madeleine Morgenstern. Séducteur compulsif dès le soir tombé, comme il s'est trouvé décrit dans le journal d'Henri-Pierre Roché qui lui inspirera l'idée de L'Homme qui aimait les femmes, Truffaut est en effet amoureux de toutes ses vedettes féminines comme autant d'icônes : « Le travail du metteur en scène consiste à faire faire de jolies choses à de jolies femmes. »

La célébrité redoublée par Jules et Jim lui vaut, en 1965, d'être le sujet exclusif d'une émission de télévision, Cinéastes de notre temps. Il réalise l'année suivante Fahrenheit 451, film de science-fiction et apologie de la littérature adapté du célèbre roman de Ray Bradbury dont le rôle principal est initialement prévu pour Paul Newman et Terence Stamp.


Révolution personnelle et scission (1968-1970)

En février 1968, Truffaut prend la défense d'Henri Langlois, que les autorités veulent démettre de ses fonctions de directeur de la cinémathèque française. Il se retrouve à la tête du Comité de défense de la Cinémathèque.

Truffaut engage un détective privé pour retrouver son père biologique. Il découvre qu'il s'agit de Roland Lévy, un dentiste né à Bayonne en 1910 de Gaston Lévy et de Berthe Kahn. C'est un descendant, du côté paternel, d'une famille séfarade portugaise réfugiée à Bayonne dès le XVII siècle, les Lévi Alvarès. Durant l'entre-deux-guerres, Roland Lévy poursuit des études à Paris, où il habite rue de la Tour-d'Auvergne. C'est là qu'il fréquente Janine de Montferrand, qui met au monde leur fils hors mariage. À l'arrivée des troupes allemandes, il part pour Troyes et échappe aux décrets contre les juifs. Il épouse Andrée Blum en juillet 1949. En 1954, il ouvre un cabinet dentaire dans le centre-ville de Belfort, boulevard Carnot. En 1959, le couple se sépare après avoir eu deux enfants.

Au cours de cette même année 1968, Truffaut fait une demande en mariage à la famille de son actrice préférée et sa cadette de seize ans, Claude Jade, « la petite fiancée du cinéma », encore mineure, qui a tourné dans Baisers volés. Mais il ne se présente pas à la cérémonie, fuyant un second mariage dans ses activités professionnelles et politiques liées à l'affaire Langlois. La question de l'engagement politique du cinéaste lors de mai 68 est l'occasion d'une scission entre les anciens amis de la Nouvelle Vague, François Truffaut défendant la position modeste d'un homme accomplissant sans hypocrisie son métier à l'adresse du spectateur plutôt qu'au service d'une cause que celui-ci n'a pas achetée avec son billet. Truffaut et Claude Jade resteront d'excellents amis et il la fera tourner dans Domicile conjugal en 1970 et L'Amour en fuite en 1979.

En 1969, François Truffaut réalise La Sirène du Mississipi avec Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo. Le public est à nouveau au rendez-vous avec 1,2 million d'entrées. À partir de ce tournage, le cinéaste entretient avec sa vedette féminine une histoire d'amour discrète. Il réalise ensuite L'Enfant sauvage, « le plus anthropologique de ses films. ». Le film rassemble 1,4 million de spectateurs.

La rupture avec Catherine Deneuve à la fin de l'année 1970 plonge l'homme à femmes qu'est François Truffaut dans une dépression grave. Le second roman d'Henri-Pierre Roché, Deux Anglaises et le continent, est le seul livre qu'il emmène à la clinique, où il est soigné par une cure de sommeil.


Gloire interrompue
Les films de la maturité (1971-1976)
Truffaut retrouve l'œuvre d'Henri-Pierre Roché en 1971 et porte à l'écran le second roman de l'auteur, Les Deux Anglaises et le continent. Le succès public est moins grand (400 000 entrées en France).

Dans Une belle fille comme moi, il raconte l'histoire d'un sociologue, incarné par André Dussollier, fasciné par son objet d'étude, la criminelle Camille Bliss (Bernadette Lafont). À l'encontre de toute morale, Camille Bliss fait accuser le sociologue du meurtre de son compagnon et échappe à la prison tandis que le sociologue termine enfermé en prison. Le film rassemble 680 000 spectateurs.

Avec La Nuit américaine, François Truffaut réalise un film sur le cinéma à l'ancienne. Il y montre un film en train de se faire et incarne lui-même le rôle du réalisateur tandis que Jean-Pierre Léaud incarne l'acteur principal du film. Le film rassemble 820 000 spectateurs. En 1973, à l'occasion de la sortie de La Nuit américaine, il se brouille définitivement avec Jean-Luc Godard par lettres interposées.

En 1975, il réalise L'Histoire d'Adèle H. avec Isabelle Adjani dans le rôle-titre. Le film rassemble 750 000 spectateurs.

Après Les Quatre Cents Coups et L'Enfant sauvage, il revient au thème de l'enfance avec L'Argent de poche (1976). Le film rencontre un grand succès public (1,8 million d'entrées).

Fasciné par le journal intime d'Henri-Pierre Roché, François Truffaut demande à Michel Fermaud de lui confier des anecdotes pour le scénario de L'Homme qui aimait les femmes. Le film sorti en 1977 rassemble 950 000 spectateurs en salles.

Il réalise ensuite un film sur la mort, La Chambre verte, adapté du roman L'Autel des morts de l'écrivain américain Henry James. Il y incarne un personnage étrange et hanté par la mort, qui préfère la compagnie de ses amis morts à celle des vivants. Le film déroute le public (150 000 entrées).


Le cinéaste populaire (1977-1982)
En 1977, il accepte de jouer dans Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, dans le rôle du scientifique français Lacombe (inspiré de Jacques Vallée). Spielberg est en effet un grand passionné de la filmographie de Truffaut et veut absolument que ce dernier vienne jouer dans son film. Comme Truffaut n'est pas parfaitement bilingue, Spielberg accepte qu'il parle en français et que ses propos soient traduits par un collègue dans la version originale.

Le Dernier Métro est en 1980 un immense succès populaire (3,3 millions d'entrées) salué par dix Césars.

Après cette évocation de l'engagement amoureux de Margaret Kelly contre les persécutions des Juifs durant la guerre, Truffaut revient dans La Femme d'à côté à une histoire intime, simple, une relation de couple d’apparence banale, avec un parti pris de recul et de neutralité. Au début, Bernard est un homme monolithique, sûr de lui, responsable, avec une vie de famille et un métier. L’apparition de Mathilde va ressusciter une passion ancienne et sa puissance possessive va inexorablement fragiliser Bernard, jusqu’à lui faire perdre tous ses repères, familiaux, sociaux, professionnels. Le film rassemble 1 million de spectateurs.

L'actrice principale, Fanny Ardant, avec qui il aura une fille, sera son dernier amour.

Au début des années 1980, il a le projet d'adapter avec son scénariste Jean Gruault le roman de Paul Léautaud Petit ami, récit de la tentation incestueuse entre un fils et sa mère. Ce projet est finalement abandonné. Il travaille ensuite avec Jean Gruault à l'écriture d'une saga qui représente à travers le parcours de personnages de la France du début du XX siècle la Belle Époque, déjà évoquée dans les deux adaptations de Roché. Gavin Millar le réalisera en 1995 pour la télévision sous la forme d'une mini-série.

Après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République en 1981, soutenu sans ferveur par le réalisateur, Jack Lang l'invite à rencontrer le président des États-Unis, Ronald Reagan, à Yorktown. Truffaut refuse à la dernière minute en raison d'un problème de planning et provoque l'ire du ministre de la culture.


La maladie (1983-1984)
Son dernier film, Vivement dimanche ! (1983), avec la même Fanny Ardant, est un nouveau succès public (1,15 million d'entrées).



En juillet 1983, il loue la maison que possède en bordure de la ville de Honfleur, en Normandie, Michel Berger, lui-même en pleine composition de la bande originale du film Rive droite, rive gauche de Philippe Labro (1984). Il doit y passer tout l'été avec Fanny Ardant, enceinte, et travailler sur ses scénarios, notamment La Petite Voleuse et Belle Époque, mais il est pris d'une attaque violente qui le conduit aux urgences : il vient d'avoir la première manifestation de sa tumeur cérébrale.

En mars 1984, il apparaît, marqué par la maladie, dans l'émission Apostrophes que Bernard Pivot lui consacre à l'occasion de la réédition, sous le titre Hitchcock/Truffaut, du livre qu'il avait publié sur son maître 18 ans plus tôt, en 1966.

L'intervention chirurgicale ayant été trop tardive, il meurt le 21 octobre 1984 à l'hôpital américain de Paris de Neuilly-sur-Seine. Il est incinéré au cimetière du Père-Lachaise et ses cendres sont déposées au cimetière de Montmartre à Paris.

Ses meilleurs films

Rencontres du troisième type (1977)
(Acteur)
Le Dernier Métro (1980)
(Réalisateur)
La Sirène du Mississipi (1969)
(Réalisateur)
La Petite Voleuse (1988)
(Auteur)
À bout de souffle (1960)
(Créateur d'histoire originale)
La Nuit américaine (1973)
(Réalisateur)

Le plus souvent avec

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Filmographie de François Truffaut (44 films)

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Acteur

Hitchcock/Truffaut, 1h19
Origine France
Genres Documentaire
Thèmes Documentaire sur le monde des affaires, Documentaire sur le cinéma
Acteurs Bob Balaban, Mathieu Amalric, Steven Spielberg, Martin Scorsese, Wes Anderson, David Fincher
Rôle Himself (archive footage)
Note73% 3.6977953.6977953.6977953.6977953.697795
Le documentaire retrace la genèse du célèbre livre de Truffaut et des entretiens qu'il a enregistré avec Alfred Hitchcock dans les studios Universal en 1962.
Two in the Wave, 1h31
Réalisé par Emmanuel Laurent
Origine France
Genres Documentaire
Thèmes Documentaire sur le monde des affaires, Documentaire sur le cinéma, Documentaire sur une personnalité
Acteurs Jean-Luc Godard, François Truffaut, Anna Karina, Antoine de Baecque, Isild Le Besco, Anouk Aimée
Rôle Himself (archive footage)
Note66% 3.34413.34413.34413.34413.3441
The film depicts the friendship between French directors François Truffaut and Jean-Luc Godard, the two shining figures of the French New Wave movement in the late '50s and early '60s.
Innocents: The Dreamers, 1h56
Réalisé par Bernardo Bertolucci
Origine France
Genres Drame, Romance
Thèmes L'adolescence, Film traitant du cinéma, L'enfance, La famille, Sexualité, La sexualité des mineurs
Acteurs Michael Pitt, Eva Green, Louis Garrel, Anna Chancellor, Robin Renucci, Jean-Pierre Kalfon
Rôle Lui-même
Note71% 3.5999053.5999053.5999053.5999053.599905
Paris. 1968. Isabelle et son frère jumeau Théo fréquentent régulièrement la Cinémathèque française tout comme Matthew, un étudiant américain réservé. C’est devant la Cinémathèque fermée lors des manifestations de protestation à la suite du renvoi de son directeur Henri Langlois que les trois jeunes gens se rencontrent et sympathisent immédiatement. Matthew, qui loge dans une petite chambre de la rue Malebranche, est invité par Isabelle et Théo à dîner chez eux avec leurs parents.
La Femme d'à côté, 1h46
Réalisé par François Truffaut
Origine France
Genres Drame, Romance
Thèmes Sexualité
Acteurs Fanny Ardant, Gérard Depardieu, Henri Garcin, Michèle Baumgartner, Philippe Morier-Genoud, Roger Van Hool
Note73% 3.6966353.6966353.6966353.6966353.696635
Bernard et Arlette Coudray mènent une vie tranquille dans la commune de Bernin, proche de Grenoble, jusqu'à l’installation de nouveaux voisins, Philippe et Mathilde Bauchard. Il s'avère que Bernard et Mathilde se connaissent déjà : sept ans auparavant, ils ont vécu une passion amoureuse et tumultueuse. Inévitablement, les anciens amants vont renouer leur relation, dans le secret, alors que la vie sociale se poursuit normalement.
La Chambre verte, 1h34
Réalisé par Emmanuel Clot, François Truffaut
Origine France
Genres Drame
Acteurs François Truffaut, Nathalie Baye, Jean Dasté, Jean-Pierre Moulin, Serge Rousseau, Jean-Pierre Ducos
Rôle Julien Davenne
Note71% 3.595753.595753.595753.595753.59575
La femme de Gérard Mazet vient de décéder. Julien Davenne est arrivé dans l'est de la France pour le réconforter, mais lui-même vit un véritable drame : il est veuf, vit avec une gouvernante et Georges, un enfant sourd et muet à qui il apprend à parler. Dans cette même maison, où il abrite sa solitude, il a aménagé une chambre entièrement consacrée au souvenir de sa femme Julie.
Rencontres du troisième type, 2h9
Réalisé par Steven Spielberg
Origine Etats-Unis
Genres Drame, Science-fiction, Aventure
Thèmes L'espace, Extra-terrestres, Space opera, Extraterrestre
Acteurs Richard Dreyfuss, François Truffaut, Melinda Dillon, Teri Garr, Bob Balaban, Cary Guffey
Rôle le professeur Claude Lacombe
Note76% 3.847583.847583.847583.847583.84758
Au Mexique, le scientifique français Claude Lacombe et son interprète américain David Laughlin découvrent de vieux avions de guerre en plein désert de Sonora. Les appareils, des TBF Avenger, faisaient partie du Vol 19, une escadrille qui a mystérieusement disparu en décembre 1945. D’autres faits étranges se produisent sur la surface de la planète comme un cargo disparu en 1925 retrouvé en plein désert de Gobi. Lacombe et son équipe se rendent à Dharmsala, en Inde, pour étudier une série de cinq notes chantées par la foule. Ces sons, d'après les autochtones, proviendraient des cieux. Lors d'une conférence aux États-Unis, Lacombe traduit ces sons en langage des signes d'après la technique de Zoltán Kodály. Plus tard, un télescope appartenant à un complexe top-secret enregistre des signaux provenant de l'espace qui seraient des coordonnées terrestres. Il ne fait plus de doute pour le scientifique français qu'une forme intelligente extraterrestre tente de communiquer avec notre civilisation.
L'Homme qui aimait les femmes, 1h58
Réalisé par François Truffaut
Origine France
Genres Drame, Comédie, Comédie romantique, Romance
Thèmes Sexualité, Erotique
Acteurs Charles Denner, Brigitte Fossey, Leslie Caron, Nelly Borgeaud, Geneviève Fontanel, Nathalie Baye
Rôle l'homme aux funérailles
Note74% 3.746253.746253.746253.746253.74625
Bertrand est autant amoureux des femmes que de l'idée même de la femme. Pour lui, toutes les femmes sont uniques et irremplaçables. Elles sont à la fois l'œuvre de sa vie, son inspiration artistique et la cause de sa mort. Mais si Bertrand est un amoureux insatiable, c'est qu'une profonde blessure est restée en lui. Celle que lui a causé une mère distante et froide, tout d'abord, et dont il ne parviendra jamais à se faire aimer. Et puis celle que lui a infligé Véra en le quittant. Depuis que Véra est partie, Bertrand erre de femme en femme, les collectionnant pour ne pas s'y attacher. Une passion qu'il résume par ces mots : « Les jambes de femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.
L'Argent de poche, 1h45
Réalisé par François Truffaut
Origine France
Genres Drame, Comédie
Thèmes Le thème de l'éducation, L'enfance, La famille, Le thème des vacances
Acteurs Jean-François Stévenin, Virginie Thévenet, Georges Desmouceaux, Éva Truffaut, François Truffaut, Tania Torens
Rôle Martines Vater
Note76% 3.846873.846873.846873.846873.84687
Le film met en scène des enfants à l'école, dans leur vie quotidienne à Thiers, ainsi qu'en colonie de vacances.
L'Histoire d'Adèle H., 1h20
Réalisé par François Truffaut
Origine France
Genres Drame, Historique, Romance
Thèmes Maladie, La mer, Poésie, Psychologie, Transport, Folie
Acteurs Isabelle Adjani, Bruce Robinson, François Truffaut
Rôle un officier (non crédité)
Note73% 3.696623.696623.696623.696623.69662
Le film relate l'histoire d'Adèle Hugo (Isabelle Adjani), deuxième fille de Victor Hugo. Ce dernier, obnubilé par la mort accidentelle de son aînée, Léopoldine Hugo, avait délaissé la cadette. Adèle connaît par la suite un amour passionné, voire obsessionnel, pour le lieutenant britannique Pinson (Bruce Robinson) qui ne la paye pas de retour. Elle termine sa vie dans la déchéance et la folie.
La Nuit américaine, 1h52
Réalisé par François Truffaut
Origine France
Genres Drame, Comédie, Comédie dramatique
Thèmes Film traitant du cinéma
Acteurs Jacqueline Bisset, Valentina Cortese, Dani, Alexandra Stewart, Jean-Pierre Aumont, Jean Champion
Rôle Ferrand, le réalisateur
Note79% 3.998473.998473.998473.998473.99847
Ferrand (François Truffaut), réalisateur sourd d'une oreille, modeste, mais expérimenté tourne un mélodrame Je vous présente Paméla aux Studios de la Victorine à Nice.
Une belle fille comme moi, 1h38
Réalisé par François Truffaut
Origine France
Genres Drame, Comédie, Comédie dramatique, Policier
Acteurs Bernadette Lafont, Claude Brasseur, Charles Denner, Anne Kreis, André Dussollier, Jean-Loup Dabadie
Rôle a journalist (voice) (uncredited)
Note65% 3.298723.298723.298723.298723.29872
Stanislas Prévine souhaite écrire une thèse de sociologie sur les femmes criminelles, il se rend en prison où il rencontre pour une série d'interview Camille Bliss soupçonnée du meurtre d'un ses amants. Camille raconte alors dans une série de flashbacks comment son père est mort (à la suite d'une dispute, elle lui a soustrait l'échelle qui lui permettait d'accéder à l'étage supérieur d'une grange), puis comment elle s'est évadée de la maison de redressement dans laquelle elle avait été placée : en faisant du stop elle rencontre Clovis Bliss qui la recueille et la cache dans son garage ne souhaitant pas la présenter à sa mère qui le terrorise. Camille, lasse de la situation surgit un jour dans la cuisine et fait croire qu'elle est enceinte de Clovis. Le chantage fonctionne et ils se marient. Ils s'enfuient ensuite de la maison maternelle avec une partie des économies de la mère, et après que Camille a préparé un piège mortel à l'aide du four à pain.
Les Deux Anglaises et le Continent, 2h10
Réalisé par François Truffaut
Origine France
Genres Drame, Romance
Thèmes Sculpture
Acteurs Jean-Pierre Léaud, Kika Markham, Philippe Léotard, Irène Tunc, Georges Delerue, David Markham
Rôle commentaire
Note74% 3.7449453.7449453.7449453.7449453.744945
Au début du vingtième siècle, Claude (Jean-Pierre Léaud), jeune Français dandy et collectionneur (de femmes autant que d'œuvres d'art), fait la connaissance d'une jeune Anglaise, Ann (fille d'une amie de sa mère), qui l'invite à passer ses vacances dans sa famille, au Pays de Galles. Celle-ci va lui présenter sa sœur Muriel, et pousser Claude à tomber amoureux de celle-ci. Les deux Anglaises, puritaines, sont surprises et charmées par ce jeune Français libertaire, qu'elles appellent « le Continent ». Mais le mariage escompté n'aura pas lieu entre Muriel et Claude : leurs deux mères, les pensant trop jeunes pour l'amour, décident une séparation d'un an pour mettre à l'épreuve leurs sentiments. Claude repart à Paris la mort dans l'âme et pense tenir bon. Mais sa vie de libertin reprend le dessus.
Domicile conjugal, 1h40
Réalisé par François Truffaut
Origine France
Genres Drame, Comédie, Comédie dramatique, Comédie romantique, Romance
Thèmes La famille
Acteurs Jean-Pierre Léaud, Jacques Rispal, Claude Jade, Daniel Ceccaldi, Claire Duhamel, Daniel Boulanger
Rôle voix du marchand de journaux (non crédité)
Note75% 3.797343.797343.797343.797343.79734
Christine Darbon marche dans une rue de Paris. Elle porte un étui à violon. Elle s'arrête pour acheter des fruits. On ne voit que ses jambes et le violon. « Voilà Mademoiselle », lui dit la marchande. « Non pas mademoiselle. Madame ! » rectifie Christine. Antoine Doinel a épousé Christine Darbon; toujours instable, il exerce provisoirement un métier inhabituel : il teint des fleurs dans la cour de son immeuble, pour les rendre plus attrayantes. Christine donne chez elle des leçons de violon. Elle est bientôt enceinte et Antoine, qui a perdu son emploi de fleuriste à la suite d’une mauvaise manipulation chimique, entre dans une importante entreprise américaine qui effectue des recherches et expériences hydrauliques. Christine donne naissance à un garçon, qu'elle veut appeler Guylain, mais qui s’appellera Alphonse ; c'est sous ce prénom qu'Antoine le déclare à la mairie. Celui-ci, toujours volage, rencontre une Japonaise, c’est la première fois qu'il trompe Christine. Kyoko envoie à Antoine des petits mots d'amour et les cache dans un bouquet de tulipes. Christine remarque que les tulipes s'ouvrent les unes après les autres laissant tomber les mots sur la table. Christine sent bien qu’Antoine la trompe, et un soir elle l'accueille habillée en Japonaise, de grosses larmes coulant sur ses joues maquillées. Christine et Antoine vont se séparer mais Antoine s'ennuie avec Kyoko. Un soir, au restaurant, alors qu'il dîne avec elle, Antoine quitte la table à plusieurs reprises au cours du repas pour téléphoner à Christine. Antoine retrouve Christine : le couple se reforme.
L'Enfant sauvage, 1h23
Réalisé par François Truffaut
Origine France
Genres Drame
Thèmes Le thème de l'éducation, L'enfance, Le thème de l'enfant sauvage, Maladie, L'enfance marginalisée, Folie, Le handicap, L'autisme, Personne sourde ou muette
Acteurs Jean Dasté, François Truffaut, Claude Miller, Annie Miller, Jean-François Stévenin, Mathieu Schiffman
Rôle Docteur Itard
Note75% 3.793663.793663.793663.793663.79366
L'Enfant sauvage est l'histoire d'un enfant, capturé comme un animal en 1800 dans l'Aveyron par des paysans. Il sera tout d'abord utilisé comme une bête de foire, puis amené auprès du Docteur Itard, à l'Institut national de sourds et muets de Paris. L'enfant sauvage semble être sourd et muet. Le monde scientifique dont Pinel fait partie, le considère, très majoritairement, comme un attardé qui a, pour cette raison, été abandonné. Toutefois, le docteur Itard pense que ce qui apparaît comme un retard mental est le résultat de l'absence de contact avec les hommes. Il va lui apprendre le quotidien d'une vie d'enfant civilisé et le faire émerger de sa primitive animalité en lui enseignant ce qu'est le langage. Difficiles épreuves mais l'enfant sauvage articule quelques sons qui ont pour lui un sens. Victor devient son nom. Il acquiert peu à peu une humanité touchante.