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Éric Rohmer est un Acteur, Réalisateur, Scénariste, Monteur et Traducteur Français né le 20 mars 1920 à Tulle (France)

Éric Rohmer

Éric Rohmer
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Nom de naissance Maurice Henri Joseph Schérer
Nationalité France
Naissance 20 mars 1920 à Tulle (France)
Mort 11 janvier 2010 (à 89 ans) à Paris (France)
Fondateur de Les Films du Losange

Maurice Schérer, dit Éric Rohmer, est un réalisateur français, né à Tulle en Corrèze le 21 mars 1920 et mort le 11 janvier 2010 dans le 13e arrondissement de Paris. Il a réalisé au total vingt-trois longs métrages qui constituent une œuvre atypique et personnelle, en grande partie (pour les deux tiers de ses longs-métrages) organisée en trois cycles : les Contes moraux, les Comédies et proverbes et les Contes des quatre saisons. Considéré avec Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol et Jacques Rivette comme l'une des figures majeures de la Nouvelle Vague, il a obtenu en 2001 à la Mostra de Venise un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière.

Comme ses camarades de la Nouvelle Vague, Éric Rohmer a commencé sa carrière dans le cinéma comme critique. Après avoir rédigé ses premiers articles à la fin des années 1940, il rejoint les Cahiers du cinéma peu après leur création au début des années 1950. Il est rédacteur en chef de la revue de 1957 à 1963. Parallèlement à sa carrière de critique, il réalise tout au long des années 1950 des courts métrages et peut même réaliser, en 1959, son premier long métrage (Le Signe du Lion). À la différence de ceux de Claude Chabrol, François Truffaut et Jean-Luc Godard, ses premiers films ne rencontrent aucun succès.

Évincé des Cahiers du cinéma par Jacques Rivette en 1963, il travaille pour la télévision scolaire, pour laquelle il réalise des films pédagogiques. Dans le même temps, il entame la réalisation de ses Six contes moraux et s'assure une indépendance financière en créant avec Barbet Schroeder sa propre société de production Les Films du Losange. Il rencontre un premier succès d'estime en 1967 avec La Collectionneuse puis accède à une notoriété internationale avec les trois films suivants : Ma nuit chez Maud (1969), Le Genou de Claire (1970) et L'Amour l'après-midi (1972).

Au cours des années 1980, après deux films d'époque, adaptés d'œuvres littéraires (La Marquise d'O… et Perceval le Gallois), il réalise les six films du cycle Comédies et proverbes puis au cours des années 1990 le cycle des Contes des quatre saisons. Dans les années 2000, il revient à la réalisation de films d'époque avec un film sur la Révolution française (L'Anglaise et le Duc, 2001), un film sur une histoire d'espionnage dans les années 1930 (Triple agent) et une adaptation de L'Astrée (Les Amours d'Astrée et de Céladon).

Son cinéma se caractérise à la fois par l'importance du thème des rencontres amoureuses et de la séduction, par l'écriture et l'importance de ses dialogues, et par une grande économie de moyens. Malgré sa notoriété, Rohmer a souvent tourné dans des conditions proches de l'amateurisme avec une équipe technique légère et une caméra 16 mm.

Biographie

Enfance et adolescence
Maurice Schérer naît le 21 mars 1920 à Tulle en Corrèze, deux ans avant son frère, le futur philosophe René Schérer. Il est scolarisé à l'école élémentaire Sévigné à Tulle puis au lycée Edmond-Perrier. Il obtient son baccalauréat en mathématiques et en philosophie en 1937. Dès son enfance, il est déjà un grand lecteur et apprécie notamment Jules Verne, la comtesse de Ségur ou encore Erckmann et Chatrian. Il pratique aussi le dessin et la peinture et surtout le théâtre.

En septembre 1937, Maurice Schérer est admis en hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris. Il découvre alors les grands auteurs, comme Proust ou Balzac et la philosophie, notamment avec Alain, professeur au lycée Henri IV. C'est aussi à ce moment-là qu'il découvre le cinéma. Au lycée Henri-IV, il rencontre notamment Maurice Clavel et Jean-Louis Bory.

En mai 1940, Maurice Schérer est mobilisé dans l'armée française. Il arrive le 9 juin à la caserne de Valence. Il est démobilisé le 22 juillet sans avoir été envoyé au front mais reste mobilisé dans un « groupement de jeunesse ». Il est surtout préoccupé par la préparation du concours de l'École normale supérieure auquel il échoue pour la seconde fois le 29 novembre. Libéré de ses obligations militaires le 31 janvier 1941, il rejoint Clermont-Ferrand où ses parents se sont installés en 1939 et suit des études de lettres classiques à la faculté. Durant l'année scolaire 1942-1943, il s'installe à Lyon avec son frère et prépare l'agrégation de lettres classiques. Il échoue à l'agrégation mais obtient le certificat d'aptitude à l'enseignement dans les collèges (CAEC), ancêtre du Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré (Capes). Il aménage à Paris à l'été 1943 et s'installe dans un hôtel de la rue Victor-Cousin.

À cette époque, il nourrit des ambitions littéraires et rédige quelques nouvelles avant d'écrire en 1944 son premier et unique roman, Élisabeth. Publié en 1946 sous le pseudonyme de Gilbert Cordier, le livre ne rencontre pas le succès. La même année, son ancien camarade de classe à Henri-IV, Jean-Louis Bory, remporte le prix Goncourt avec Mon village à l'heure allemande.


Critique de cinéma et apprenti cinéaste (1947-1963)
De 1947 à 1951, il anime le ciné-club du Quartier latin rue Danton avec Frédéric Froeschel. Il y rencontre Jean-Luc Godard et Jacques Rivette.

Rohmer publie son premier article de critique de cinéma dans La Revue du cinéma, alors dirigée par Jean George Auriol. La même année, il publie dans Les Temps modernes « Pour un cinéma parlant » mais peu après, il quitte la revue après avoir écrit par esprit de provocation : « S'il est vrai que l'histoire est dialectique, il arrive un moment où les valeurs de conservation sont plus modernes que les valeurs de progrès. »

Lors du festival du film maudit de Biarritz en 1949, il fait la rencontre de Jean Douchet et de François Truffaut. Cette même année, il invente avec Paul Gégauff le personnage d'Anthony Barrier, cinéaste fictif qu'il utilise comme pseudonyme.

Après la disparition de La Revue du cinéma en 1950, Éric Rohmer fonde la Gazette du cinéma, dans laquelle Jacques Rivette et Jean-Luc Godard publient leur premiers articles critiques. La Gazette du cinéma ne compte que cinq numéros mais constitue pour ceux qui y participent une première expérience critique importante. André Bazin et Jacques Doniol-Valcroze créent les Cahiers du cinéma en 1951. Éric Rohmer, Jean Douchet, François Truffaut, Jean-Luc Godard et Jacques Rivette rejoignent chacun à leur tour la nouvelle revue. Au sein de celle-ci, ce groupe de jeunes critiques devient de plus en plus influent, notamment après la publication de l'article de François Truffaut, « Une certaine tendance du cinéma français », en janvier 1954, qui attaque le cinéma français de « qualité » incarné par les scénaristes Jean Aurenche et Pierre Bost. Les jeunes critiques ont en commun un goût pour Howard Hawks et Alfred Hitchcock. Rohmer publie d'ailleurs avec Claude Chabrol un ouvrage sur Hitchcock. Ils refusent de juger un film sur son scénario et s'intéressent avant tout à la mise en scène. Ils défendent aussi la « politique des auteurs ». Au sein du groupe des futurs réalisateurs de la Nouvelle Vague, Maurice Schérer fait figure de grand frère. Il a en effet dix ans de plus que Godard et Chabrol et douze de plus que Truffaut. Il est surnommé « le grand Momo » par ses amis.

Très tôt, Rohmer cherche à passer à la réalisation et réalise au cours des années 1950 de nombreux courts métrages : le Journal d'un scélérat en 1950, Présentation ou Charlotte et son steak en 1951 (avec Jean-Luc Godard), Les Petites Filles modèles en 1952, Bérénice en 1954 et La Sonate à Kreutzer (avec Jean-Luc Godard et Jean-Claude Brialy) en 1956. Présentation ou Charlotte et son steak, tourné en 1950, n'est sonorisé qu'en 1960 avec les voix d'Anna Karina, Jean-Luc Godard et Stéphane Audran. En 1958, il tourne Véronique et son cancre dans l'appartement de Chabrol. Il écrit aussi le scénario de Tous les garçons s'appellent Patrick ou Charlotte et Véronique, un court métrage réalisé par Jean-Luc Godard en 1958.

En 1957, Éric Rohmer devient rédacteur en chef des Cahiers aux côtés d'André Bazin et de Jacques Doniol-Valcroze. En tant que rédacteur en chef de la revue, on lui reconnaît une certaine ouverture d'esprit. Michel Mourlet, par exemple, lui est reconnaissant de lui avoir permis de publier son manifeste mac-mahonien « Sur un art ignoré » dans les Cahiers en août 1959 alors même que celui-ci n'était pas dans la droite ligne éditoriale de la revue. Il est finalement contraint de démissionner de la rédaction des Cahiers en 1963 et de laisser sa place à Jacques Rivette.

En 1959, il réalise son premier long métrage, Le Signe du Lion, grâce au soutien financier de Claude Chabrol. Alors que Claude Chabrol, François Truffaut et Jean-Luc Godard connaissent chacun le succès avec Le Beau Serge, Les Quatre Cents Coups et À bout de souffle, Rohmer, le plus âgé de la bande, doit attendre 1962 pour que son film soit distribué et le film ne rencontre pas son public. Pierre Cottrell explique : « Le Signe du lion a mis trois ans à sortir et a été un échec cuisant. Pendant la première moitié des années 60, Rohmer, c’était un peu l’enfant déshérité de la Nouvelle Vague. »


Contes moraux (1963-1972)


Avec Barbet Schroeder, il tourne les deux premiers films de la série des Contes moraux : La Boulangère de Monceau et La Carrière de Suzanne, en amateur. Les films sont tournés en 16 mm avec une caméra Beaulieu qui se remonte à la main, ce qui contraint à ne pas faire de plan de plus de vingt secondes. Pour diffuser ces films, Barbet Schroeder crée avec Rohmer et Pierre Cottrell la société Les Films du Losange. Ces deux premiers films ne sont distribués qu'en 1974.

Les Contes moraux se caractérisent par leur unité thématique : un homme à la recherche d'une femme en rencontre une autre et hésite avant de finalement revenir à la première. Dans La Boulangère de Monceau, le narrateur aborde une jeune femme qui lui plaît puis constatant son absence, commence à séduire la boulangère, mais quand la jeune femme réapparaît, il abandonne sans hésiter la boulangère. Dans La Carrière de Suzanne, Bertrand, amoureux de Sophie, hésite à lui préférer Suzanne. Dans Ma Nuit chez Maud, Jean-Louis, amoureux de Françoise, blonde et catholique, est tenté par Maud, brune et franc-maçonne mais choisit finalement de se marier à Françoise. Dans La Collectionneuse, Adrien, tenté par Haydée, décide finalement de rejoindre sa petite amie à Londres. Dans L'Amour l'après-midi, Frédéric, marié à Hélène, est tenté par Chloé mais au dernier moment il se ravise et rentre chez lui retrouver sa femme. Les films de cette série sont tous centrés sur un personnage masculin qui est tenté de déroger à ses principes ou à ses désirs mais à chaque fois, plus par hasard que par sa volonté, finit par adopter un comportement conforme à ses principes. Pour Rohmer, l'expression « conte moral » doit être entendue au sens littéraire du terme : « Du point de vue de la littérature, le moraliste est celui qui autrefois étudiait les mœurs et les caractères. Entrevus sous cet angle, mes films traitent de certains états d'âme. Mes Contes moraux sont l'histoire de personnages qui aiment bien analyser leurs pensées et leurs états d'esprit. »

Après son éviction des Cahiers du cinéma en 1963, il travaille pour la télévision scolaire et tourne des documentaires. Il réalise notamment des émissions littéraires sur Miguel de Cervantes, Edgar Allan Poe, Jean de La Bruyère, Blaise Pascal et Victor Hugo pour une série intitulée « En profil dans le texte », une émission sur Carl Theodor Dreyer et une émission sur les rapports entre le cinéma et les autres arts intitulée Le Celluloïd et le Marbre, pour la série « Cinéastes de notre temps ». Il s'intéresse aussi dès cette époque à l'aménagement du territoire avec L’Ère industrielle: métamorphoses du paysage, un film en noir et blanc qui montre la transformation des paysages ruraux et urbains depuis le XIXe siècle .

En 1964, pour le tournage du court métrage Nadja à Paris, qui fait le portrait d'une étudiante américaine qui découvre Paris, il commence à travailler avec le chef opérateur Néstor Almendros. Leur collaboration perdure jusqu'au début des années 1980, au moment où après le succès des Nuits de la pleine lune, Rohmer cherche à revenir à un cinéma plus amateur avec Le Rayon vert.

En 1966, après avoir échoué à la commission d'avance sur recettes pour Ma nuit chez Maud, le troisième volet des Contes moraux, il tourne en amateur La Collectionneuse, initialement conçu comme le quatrième volet de la série. Même si le film est amateur, il est tourné en 35 mm et en couleurs. Rohmer monte une première version muette et noir et blanc et Barbet Schroeder montre cette version à différents producteurs. C'est finalement Georges de Beauregard qui apporte l'argent pour finir le film et assurer sa distribution. Le film sort dans une seule salle parisienne, le Saint-Germain-des-Prés, mais remporte l'Ours d'argent au festival de Berlin.

Il finit par obtenir l'avance sur recettes pour Ma nuit chez Maud et le film sort sur les écrans en 1969. Pour la première fois, il peut tourner en son direct. Après avoir vu La Rosière de Pessac de Jean Eustache, il a voulu rencontrer Jean-Pierre Ruh qui s'était occupé de la prise de son sur le film et il a tout de suite voulu travailler avec lui. Ma Nuit chez Maud est tourné entièrement en son direct à l'exception de la scène finale sur la plage qui a été tournée une année auparavant sur l'île de Ré et qui a dû être post-synchronisée. La projection du film au festival de Cannes est catastrophique. Le film sort sur les écrans le 4 juin 1969 et c'est seulement à partir du mois de décembre qu'il devient un succès. Le film est projeté au festival du film de New York et y reçoit un accueil critique favorable. Il est ensuite nommé pour l'Oscar du meilleur scénario original, ce qui lui assure une diffusion mondiale immédiate, et donne à Rohmer une certaine notoriété.

Le cinquième volet des Contes moraux, Le Genou de Claire (1971), est filmé au bord du lac d'Annecy. Comme pour La Collectionneuse, on retrouve des personnages en vacances. Le film confirme le succès du cinéaste (630 000 entrées en France). Ce dernier, ainsi que L'Amour l'après-midi, ont été distribués aux États-Unis.

L'Amour l'après-midi clôt le cycle des Contes moraux. Avec 900 000 entrées en France, le film est un succès. Dans l'ensemble des films de Rohmer, c'est le long métrage qui a eu le plus grand succès aux États-Unis.


Littérature et théâtre (1972-1981)
Parallèlement à son travail de cinéaste, Rohmer poursuit une réflexion théorique sur le cinéma et soutient en 1972 une thèse de troisième cycle à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne sur L'Organisation de l'espace dans le Faust de Murnau. La thèse est publiée en 1977. Il donne également un cours de mise en scène à l'université Paris-1 à partir de 1969 et jusque dans les années 1980. À partir de 1977, et jusqu'en 2001, Rohmer donne un cours hebdomadaire de cinéma à l'Institut d'art et d'archéologie de la rue Michelet à Paris.

Il fait aussi une apparition en tant qu'acteur dans le film de Jacques Rivette Out 1 : Noli me tangere (1971). Il y joue le rôle d'un spécialiste de l'œuvre d'Honoré de Balzac qui aide le personnage de Colin (Jean-Pierre Léaud) à interpréter l'Histoire des Treize.

Il revient à la télévision en 1973 pour tourner quatre émissions sur les villes nouvelles. L'intérêt de Rohmer pour cet urbanisme se retrouve ensuite dans ses films de fiction : il filme Marne-la-Vallée dans les Nuits de la pleine lune et Cergy-Pontoise dans l'Ami de mon amie.



En 1976, Éric Rohmer réalise une première adaptation d'une œuvre littéraire au cinéma avec La Marquise d'O… d'après Heinrich von Kleist. Pour l'univers pictural du film, il s'inspire de l'esthétique du romantisme allemand et notamment de Johann Heinrich Füssli et Caspar David Friedrich. C'est le parti pris de Rohmer pour les films historiques. Dans un entretien qu'il accorde aux Cahiers du cinéma en mai 1981, il explique que pour retrouver la réalité d'une époque, il faut passer par la peinture. Le film rassemble 295 000 spectateurs en France.

En 1978, Rohmer porte à l'écran Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes avec les comédiens Arielle Dombasle et Fabrice Luchini, Perceval le Gallois. Rohmer prend le parti de représenter Perceval en adoptant les codes de représentations de l'époque de l'écriture du texte (le XII siècle). Ainsi, la représentation de l'espace dans le film est conforme aux règles de la peinture du Moyen Âge. Par exemple, comme dans la peinture du XII siècle, les personnages sont plus grands que le château ou que les arbres qui les entourent. Le film déroute le public (145 000 entrées).



Il fait une première expérience au théâtre en 1979 avec la mise en scène de La Petite Catherine de Heilbronn de Heinrich von Kleist au théâtre des Amandiers à Nanterre, dans le cadre du festival d'automne. La distribution comprend notamment : Pascale Ogier, Arielle Dombasle, Marie Rivière, Rosette et Pascal Greggory. C'est d'ailleurs à cette occasion qu'il donne à l'actrice Françoise Quéré le surnom de « Rosette », qu'elle adopte ensuite comme nom de scène. Son interprétation de la pièce choque car il utilise des procédés cinématographiques au théâtre. Par exemple, des images de personnages filmés en gros plans sont projetées sur un écran pendant la représentation. La pièce est très mal reçue.


Comédies et proverbes (1980-1990)

En 1980, il fonde une seconde société de production, la Compagnie Éric Rohmer. Cette seconde société produit exclusivement ses films alors que Les Films du Losange produisent de nombreux autres réalisateurs. Elle donne à Rohmer une plus grande indépendance. À partir de cette date, plusieurs films sont coproduits par Les films du Losange et la Compagnie Éric Rohmer.

En 1981, il inaugure la série Comédies et proverbes avec La Femme de l'aviateur. Dans cette série, chaque film illustre une phrase tirée de la sagesse populaire, inventée pour les besoins de la cause le cas échéant. Rohmer dit lui-même que le proverbe arrive à la fin mais que les films ne sont pas vraiment construits autour des proverbes : « c'est au dernier moment que je trouverai le proverbe parce qu'en un sens, c'est une mystification, les films ne sont pas vraiment construits sur les proverbes. D'ailleurs, c'est la règle du jeu, chez Musset aussi le proverbe arrive à la fin, on ne sait pas pourquoi. Par exemple « On ne saurait penser à tout », ce n'est que le mot de la fin. » Alors que dans les Contes moraux, l'histoire est toujours filmée du point de vue de l'homme, les films du cycle Comédies et proverbes sont centrés sur des personnages féminins. De même, les principes universels attachés aux personnages principaux des Contes moraux ont été remplacés par des proverbes.

Les Nuits de la pleine lune s'ouvre sur le proverbe « Qui a deux femmes perd son âme. Qui a deux maisons perd sa raison. » En fait, le proverbe est ici inventé de toutes pièces par Rohmer. La comédienne Pascale Ogier participe au choix des vêtements, de la décoration, de la musique et des lieux et fait du film un portrait de la jeunesse new wave des années 1980. Elle fait découvrir au cinéaste la musique d'Elli et Jacno. Pascale Ogier obtient le prix d'interprétation féminine à la Mostra de Venise. Elle meurt quelques jours après la sortie du film d'un arrêt cardiaque. Rohmer renoue alors avec le succès avec 625 000 spectateurs en France. D'après le sociologue Michel Bozon, le film est l'un des premiers à mettre en scène la cohabitation sans mariage en tant que période d'essai du couple.

À côté de son travail personnel, il aime aussi participer aux projets des acteurs qui l'entourent. Il apparaît ainsi en 1982 dans Chassé-croisé, le premier film réalisé par Arielle Dombasle. Il tient la caméra dans la série Les Aventures de Rosette, une série de films de vacances réalisée par son actrice Rosette et tournée en Super 8 entre 1983 et 1987. Il réalise également un clip pour elle, intitulé Bois ton café, il va être froid et il est même perchman sur un court métrage de Haydée Caillot en 1985.

Après le succès des Nuits de la pleine lune, Rohmer cherche à revenir à un cinéma plus amateur et à s'encadrer d'une équipe technique réduite et jeune. À propos des Nuits de la pleine lune, il confie à sa productrice et collaboratrice Françoise Etchegaray : « Eh bien, je n'en peux plus… Je sais, d'ailleurs ce que vous me dites, c'est également ce que les critiques vont dire : c'est une œuvre admirable et ils vont me sortir toutes les références » et il ajoute : « Moi, je n'en peux plus, voilà… J'aimerais passer à autre chose et faire un film entièrement libre qui ne sera peut-être pas un film, qui sera peut-être une esquisse. » À partir de ce moment, il cesse de travailler avec son chef opérateur Néstor Almendros et s'entoure de techniciens plus jeunes et novices dans le métier (Diane Baratier, Pascal Ribier, Mary Stephen, Françoise Etchegaray et Lisa Heredia).

Le Rayon vert est un film tourné dans des conditions très proches de l'amateurisme. Il est tourné en 16 mm avec un budget de 600 000 francs et une équipe technique extrêmement légère. Alors que Rohmer a l'habitude d'écrire avec précision ses dialogues, il choisit cette fois de laisser place à l'improvisation des acteurs. C'est le seul film de Rohmer qui soit entièrement improvisé.
Le film se termine par un plan sur un rayon vert. Il est très rare de pouvoir observer, et a fortiori filmer, ce phénomène et Rohmer est opposé à l'idée de recourir à un effet spécial. Il n'a pas eu la chance de filmer ce rayon vert sur le tournage même du film. Le plan a finalement été tourné aux Canaries, sept mois après la fin du tournage, par Philippe Demard. L'image a ensuite été retravaillée et notamment ralentie pour les besoins du film. Rohmer innove aussi dans sa stratégie de distribution en diffusant Le Rayon vert sur Canal+ trois jours avant sa sortie en salles. Le film obtient le Lion d'or à Venise et fait 460 000 entrées en salles. Rohmer enchaîne ensuite le tournage des Quatre aventures de Reinette et Mirabelle et de L'Ami de mon amie, dernier volet de la série des Comédies et proverbes.



Après la mise en scène de La Petite Catherine de Heilbronn en 1979, Rohmer revient au théâtre en 1987 avec son unique pièce de théâtre, le Trio en mi-bémol, qu'il met en scène lui-même avec les comédiens Jessica Forde et Pascal Greggory.

En 1989, il réalise pour la télévision l'émission « Les jeux de société », un documentaire sur l'histoire des jeux de société qui s'inspire du travail des historiens Georges Duby et Philippe Ariès.


Contes des quatre saisons (1990-2000)

Les années 1990 sont marquées par les Contes des quatre saisons, dans lesquels le cinéaste poursuit son exploration des jeux et des hasards amoureux. À la différence de la série des Contes moraux, il n'y a pas ici de canevas préétabli qui fasse le lien entre les quatre films.

Avec le Conte d'hiver, Rohmer retrouve le thème du pari de Pascal au centre de Ma nuit chez Maud. Le personnage principal, Félicie, renonce aux deux hommes qu'elle n'aime que modérément et parie sur ses retrouvailles avec son véritable amour, Charles, avec qui elle a perdu contact par un hasard malheureux. 210 000 spectateurs vont voir le film

En 1993, juste avant les élections législatives françaises, Rohmer sort L'Arbre, le maire et la médiathèque dans lequel il aborde pour la première fois le thème de la politique. On retrouve aussi dans ce film le thème plus classique chez lui de l'aménagement du territoire. C'est le premier film entièrement produit par la Compagnie Éric Rohmer. Il a coûté 600 000 francs et a été revendu à Canal + pour 2,5 millions de francs. 175 000 spectateurs ont vu le film en France.

Les Rendez-vous de Paris est composé de trois sketchs, « Le rendez-vous de 7 heure », « Les bancs de Paris » et « Mère et enfant 1907 », une des unités du film en dehors du thème des amours contrariées, est lié à l'importance des références iconographiques, aussi bien Joan Miro que Picasso.

Après La Collectionneuse, Pauline à la plage et Le Rayon vert, Conte d'été s'inscrit dans la série des films de vacances. L'action se déroule cette fois à Dinard en Bretagne. 318 000 spectateurs vont voir le film.

Avec la Compagnie Éric Rohmer, il produit et réalise aussi des courts métrages avec ses proches collaboratrices, France de Diane Baratier, les Amis de Ninon de Rosette, Des goûts et des couleurs, Heurts divers, La Cambrure d'Edwige Shaki. À l'exception de France, Rohmer réalise tous ces films sur des histoires inspirées de ses collaboratrices mais ne signe que le « découpage » au générique du film et attribue le film à ses collaboratrices. Plusieurs de ces films sont diffusés ensemble au cinéma en 1998 sous le titre Anniversaires.

Rohmer clôt le cycle des Contes des quatre saisons avec Conte d'automne en 1998. Pour filmer l'automne, Rohmer choisit les paysages de la Drôme. Le film remporte un grand succès public (un million de spectateurs dans l'ensemble de l'Union européenne depuis sa sortie).


Littérature et histoire (2000-2010)

Dans les années 2000, il tourne trois films d'époque : L'Anglaise et le Duc en 2001, Triple Agent en 2004 sur les années 1930 et Les Amours d'Astrées et de Céladon en 2007 à partir du texte d'Honoré d'Urfé.

L'Anglaise et le Duc s'inspire des mémoires de Grace Elliott, la maîtresse du duc d'Orléans pendant la Révolution française. Rohmer cherche à montrer la Révolution « comme la voyaient ceux qui l'ont vécue » et refuse de filmer en décor réel dans une ville qui ne soit pas Paris. Comme pour Perceval le Gallois, il conçoit le décor en s'inspirant des représentations picturales de l'époque où se déroule l'action. Pour représenter Paris, il utilise les possibilités du numérique pour incruster les acteurs filmés sur fond vert dans des tableaux peints sous sa direction reconstituant avec fidélité la topographie de l'époque et peints à la manière de la fin du XVIII siècle. Comme le coût du film est élevé (40 millions de francs, soit 6,1 millions d'euros), il est produit en collaboration par la Compagnie Éric Rohmer et Pathé. Le film est tourné entièrement en studio en douze semaines. Au regret de certains observateurs comme Antoine de Baecque, le film n'est pas sélectionné au festival de Cannes mais rencontre un certain succès public (637 070 spectateurs dans l'ensemble de l'Union européenne depuis sa sortie).

Triple Agent surprend par son sujet. Pour la première fois, Rohmer s'intéresse à une histoire d'espionnage, en fait lié aux opérations des services secrets de l'URSS dans les milieux des Russes exilés. Mais, à la différence des films d'espionnage classiques, il ne se passe rien à l'écran en terme d'actions spectaculaires. Rohmer dit lui-même : « J'ai tout de suite pensé que l'histoire devait être montrée par la parole, pas par les faits. » L'action se situe à Paris dans les années 1930. Rohmer s'attache à respecter la langue et la diction de l'époque. Par exemple, les acteurs prononcent « fassiste » plutôt que « fachiste ». Pour la première fois de sa carrière, Rohmer utilise dans son film des images d'archives. Le film ne fait que 60 000 entrées en France. Si on considère, l'ensemble des entrées dans l'Union européenne depuis la sortie du film, on obtient le chiffre de 133 793 entrées.



Enfin, avec son dernier long-métrage Les Amours d'Astrée et de Céladon, il signe une troisième adaptation d'une œuvre littéraire après La Marquise d'O… et Perceval. C'est le réalisateur Pierre Zucca qui a eu le premier le projet d'adapter L'Astrée au cinéma. Il a rédigé un scénario mais n'a jamais pu réaliser son film. Rohmer a découvert le roman d'Urfé grâce au scénario de Zucca mais son projet d'adaptation est complètement différent du projet de Zucca. À l'inverse des précédents films d'époque tournés en studio, le film est tourné entièrement en décor naturel. L'univers pictural du film s'inspire des esthétiques de Nicolas Poussin et de Jean-Honoré Fragonard. Le film est tourné en super 16. Il ne rencontre pas de succès et n'est pas vendu à l'étranger. Le film a fait 138 706 entrées dans l'Union européenne depuis sa sortie.

En 2011, le festival International du film Entrevues à Belfort consacre une rétrospective à Eric Rohmer.


Décès
Éric Rohmer meurt à 89 ans, le 11 janvier 2010, et est inhumé le 19 janvier 2010 à Paris, au cimetière du Montparnasse, où une plaque au seul nom de « Maurice Schérer » est posée sur sa tombe. De nombreuses personnalités du cinéma assistent à ses obsèques, notamment Arielle Dombasle et Fabrice Luchini, qu'il a fait jouer dans de nombreux films.

Le 8 février 2010, un hommage lui est rendu à la Cinémathèque française en présence de Serge Toubiana, Frédéric Mitterrand, Jean Douchet et Barbet Schroeder. À cette occasion, Jean-Luc Godard réalise un court métrage en son hommage. Conformément à sa volonté, ses archives ont été confiées à l'Institut mémoires de l'édition contemporaine. Avant sa mort, il a confié un scénario intitulé Étoiles étoiles à sa collaboratrice Françoise Etchegaray.

Le plus souvent avec

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Filmographie de Éric Rohmer (48 films)

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Acteur

Hitchcock/Truffaut, 1h19
Origine France
Genres Documentaire
Thèmes Documentaire sur le monde des affaires, Documentaire sur le cinéma
Acteurs Bob Balaban, Mathieu Amalric, Steven Spielberg, Martin Scorsese, Wes Anderson, David Fincher
Rôle Himself (archive footage)
Note73% 3.6978253.6978253.6978253.6978253.697825
Le documentaire retrace la genèse du célèbre livre de Truffaut et des entretiens qu'il a enregistré avec Alfred Hitchcock dans les studios Universal en 1962.
Deux de la Vague, 1h31
Réalisé par Emmanuel Laurent
Origine France
Genres Documentaire
Thèmes Documentaire sur le monde des affaires, Documentaire sur le cinéma, Documentaire sur une personnalité
Acteurs Jean-Luc Godard, François Truffaut, Anna Karina, Antoine de Baecque, Isild Le Besco, Anouk Aimée
Note66% 3.343533.343533.343533.343533.34353
The film depicts the friendship between French directors François Truffaut and Jean-Luc Godard, the two shining figures of the French New Wave movement in the late '50s and early '60s.
Chassé-croisé, 1h20
Réalisé par Arielle Dombasle
Origine France
Genres Drame, Comédie
Acteurs Pascal Greggory, Arielle Dombasle, Pierre Clémenti, Alexandra Stewart, Rosette, Éric Rohmer
Note50% 2.5065552.5065552.5065552.5065552.506555
Passionné par la musique, Julien travaille pourtant chez un sculpteur. Un jour, il fait la rencontre de la jeune Hermine dans une libraire religieuse.
La Marquise d'O..., 1h40
Réalisé par Éric Rohmer
Origine France
Genres Drame, Historique
Acteurs Edith Clever, Bruno Ganz, Otto Sander, Eduard Linkers, Éric Rohmer, Volker Prechtel
Rôle un officier russe
Note71% 3.59433.59433.59433.59433.5943
La marquise d'O, jeune veuve, mère de deux enfants, vit chez ses parents dans une ville du nord de l'Italie depuis son veuvage. Une des guerres impliquant plusieurs puissances européennes conduit à la mise à sac par les troupes russes de la ville après sa reddition. Menacée par des soudards, la marquise est sauvée par un officier russe, comte de son état. Quelque temps plus tard, elle se découvre enceinte, alors qu'elle n'a connu aucune relation depuis la mort de son mari. Sa famille la rejette pour éviter le scandale, alors que le comte lui fait une cour pressante.
Out 1, noli me tangere, 12h29
Réalisé par Jean-François Stévenin, Jacques Rivette, Suzanne Schiffman
Origine France
Genres Drame
Acteurs Jean-Pierre Léaud, Michèle Moretti, Juliet Berto, Hermine Karagheuz, Michael Lonsdale, Bernadette Lafont
Rôle le balzacien
Note80% 4.031664.031664.031664.031664.03166
Ce film hors-norme est librement adapté de l'histoire des Treize de Balzac. Autour du travail d'une troupe de comédiens, des personnages laissent entendre l'existence d'une société secrète.
Brigitte et Brigitte, 1h15
Réalisé par Luc Moullet
Origine France
Genres Comédie
Acteurs Claude Melki, Claude Chabrol, Samuel Fuller, Éric Rohmer, Luc Moullet, Michel Delahaye
Rôle le professeur Schérer
Note65% 3.286893.286893.286893.286893.28689
Brigitte et Brigitte arrivent à Paris pour entamer leur première année universitaire. Elles viennent de villes de province différentes, et font connaissance sur un banc de la gare. La mode de leur époque les a façonnée à la même image. Elles deviennent amies et partagent le même appartement. Pourtant, certains points les séparent…
La Sonate à Kreutzer, 40minutes
Réalisé par Éric Rohmer
Origine France
Genres Drame
Acteurs Éric Rohmer, Jean-Claude Brialy, Jean-Luc Godard
Rôle le mari
Note60% 3.019293.019293.019293.019293.01929
Un jeune architecte promis à la plus brillante réussite constatant qu'il a consacré ses plus belles années à son ambition sociale décide de se marier.
Bérénice
Bérénice (1954)
, 15minutes
Réalisé par Éric Rohmer
Origine France
Genres Drame
Acteurs Éric Rohmer
Rôle Egaeus
Note61% 3.062283.062283.062283.062283.06228
Adaptation d'un conte d'Edgar Allan Poe. Le narrateur développe une étrange monomanie à l'égard de sa jeune cousine Bérénice, sujette à des crises de catalepsie.

Réalisateur

Opium
Opium (2013)
, 1h18
Réalisé par Arielle Dombasle, Éric Rohmer
Origine France
Genres Drame, Comédie, Comédie musicale, Musical
Acteurs Amanda Langlet, Grégoire Colin, Arielle Dombasle, Pascal Greggory, Samuel Mercer, Ariel Wizman
Note52% 2.609692.609692.609692.609692.60969
Les amours contrariées de Jean Cocteau et Raymond Radiguet au début des années 1920, jusqu'à ce que Cocteau sombre dans l'opium après la mort de Radiguet en 1923. Librement adapté du journal d'une cure de désintoxication tenu par Cocteau en 1929, le film restitue cette aventure sous la forme d'une comédie musicale dans l'esprit de Cocteau.
Les Amours d'Astrée et de Céladon, 1h49
Réalisé par Éric Rohmer
Origine France
Genres Drame, Comédie dramatique, Romance
Thèmes Sexualité, LGBT, Travestissement au cinéma
Acteurs Stéphanie Crayencour, Andy Gillet, Cécile Cassel, Rosette, Véronique Reymond, Jocelyn Quivrin
Note64% 3.2447053.2447053.2447053.2447053.244705
Céladon est le fils d'une famille de petite noblesse d'une communauté gauloise du V siècle vivant à l'écart de la civilisation romaine. Il aime une bergère nommée Astrée et vit tel un berger pour être auprès d'elle. Les amants sont contraints de passer de multiples épreuves avant de pouvoir goûter en toute quiétude à leurs amours.
Le Canapé rouge, 32minutes
Réalisé par Marie Rivère, Éric Rohmer
Origine France
Genres Comédie dramatique
Thèmes Peinture
Acteurs Marie Rivère, Philippe Magnan

Lucie et Éva se rencontrent par hasard alors qu'elles ne s'étaient plus vues depuis longtemps. Éva, devenue peintre, convainc Lucie de poser pour elle sur le canapé rouge du salon.
Triple agent, 1h55
Réalisé par Éric Rohmer
Origine France
Genres Thriller, Action, Espionnage, Historique
Thèmes Espionnage, Peinture
Acteurs Serge Renko, Cyrielle Clair, Amanda Langlet, Emmanuel Salinger, Laurent Le Doyen, Vladimir Léon
Note63% 3.198693.198693.198693.198693.19869
En 1936, le jeune général russe Fiodor vit en exil à Paris. Il travaille avec une association tsariste de militaires russes blancs, mais sympathise avec ses voisins communistes. Son épouse grecque Arsinoé peint et se tient à l'écart de la politique. Mais Fiodor ne saurait se contenter de cette existence paisible : il joue à l'espion. À force de négocier des alliances avec les uns et les autres, sait-il encore lui-même s'il sert les intérêts des Blancs, de Staline ou de Hitler ? Même Arsinoé, qui l'aime tendrement, commence à avoir des doutes. Et lorsque le supérieur de Fiodor est enlevé par des inconnus, il est déjà trop tard.
L'Anglaise et le Duc, 2h9
Réalisé par Éric Rohmer
Origine France
Genres Drame, Guerre, Biographie, Comédie, Historique
Thèmes Politique, Histoire de France, Révolution française
Acteurs Jean-Claude Dreyfus, Lucy Russell, Rosette, François Marthouret, Serge Renko, François-Marie Banier
Note69% 3.496943.496943.496943.496943.49694
Le film présente le point de vue d'une aristocrate anglaise, Grace Elliott, pendant la Révolution française. C'est une amie proche du duc d'Orléans (Philippe Égalité).
La cambrure, 16minutes
Réalisé par Éric Rohmer
Origine France
Note62% 3.1014153.1014153.1014153.1014153.101415