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Alfred Schnittke est un Son Allemand né le 24 novembre 1934 à Engels (Russie)

Alfred Schnittke

Alfred Schnittke
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Nom de naissance Alfred Garrievitch Schnittke
Nationalité Allemagne
Naissance 24 novembre 1934 à Engels (Russie)
Mort 3 aout 1998 (à 63 ans) à Hambourg (Allemagne)

Alfred Garrievitch Schnittke (en russe : Альфред Гарриевич Шнитке), né le 24 novembre 1934 à Engels (oblast de Saratov) et mort le 3 août 1998 à Hambourg, est un compositeur russe de l'après-guerre d'origine allemande.

Très influencé par Gustav Mahler, Schnittke se veut spirituellement engagé. Il est l'auteur, entre autres, de douze concertos, dix symphonies, six concerti grossi, une soixantaine de musiques de film et une œuvre abondante de musique de chambre. Inclassable – il aime citer Anton Rubinstein : « pour les classiques, je suis un futuriste, pour les futuristes, je suis un réactionnaire » –, sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, Schnittke suscite des avis partagés et souvent passionnés de la part des musicologues et critiques. Ses satires polystylistiques, qualifiées de « bonbons acides » par le critique américain Alex Ross, même s'ils présentent Alfred Schnittke sous l'image fausse d'un ironiste facile, sont une voie d'entrée efficace dans le courant dont, maître de l'ironie, il se présente comme le principal initiateur en musique: le polystylisme. Immanquablement politisée, la musique de Schnittke est donc vulnérable à une étude purement historico-politique. Reste que sa musique profondément expressionniste contribue, par sa force et une dramaturgie souvent violente, à faire de Schnittke une figure majeure de la musique de la fin du XX siècle.

Biographie

De la jeunesse à Engels au séjour à Vienne (1934-1948)
Le père de Schnittke, Harry Viktorovich Schnittke (1914–1975) né à Francfort-sur-le-Main, appartient à une communauté juive germanophone de Lettonie. Comme ses parents, Harry Schnittke travaille dans l'édition, sa double connaissance du russe et de l'allemand lui étant utile (son fils Viktor, le frère cadet d'Alfred sera également éditeur). Sa mère, Maria Iosifovna Schnittke (née Vogel, 1910–1972) est issue d'une communauté Russe allemande implantée aux bords de la Volga. Bien que cumulant les identités -il se sent à la fois Russe, Allemand et Juif, une triple malédiction aux yeux des Polonais– c'est la Russie que Schnittke considère comme sa véritable patrie culturelle. Sur le plan religieux, il considère sa foi comme simultanément catholique par sa mère, juive par son père et orthodoxe par la Russie. « J'ai pris conscience de mon dilemme sans solution de n'appartenir à personne, de ne pas avoir de pays, de lieu à moi. Je m'y suis finalement résigné. Peu importe au fond où l'on se trouve. Ce n'est pas l'essentiel. Ce qui compte, c'est ce que l'on pense. » déclarera-t-il.

Né en 1934 à Engels, capitale de la république autonome des Allemands de la Volga, Alfred Schnittke y passe les premières années de sa vie. Les années de guerre, qui donnent lieu, en 1941, à des déportations massives vers la Sibérie et le Kazakhstan, le bouleversent profondément.

En 1946, son père y obtenant un poste de rédacteur, la famille Schnittke part s'installer à Vienne. Le jeune Alfred découvre un univers musical qui lui était complètement inconnu. Un soir, son père ramène à la maison un accordéon Hohner de petite tessiture, qui est son premier instrument de musique. Peu après, la famille se dote d'un piano et Schnittke devient l'élève de Frau Charlotta Ruber, professeur de musique qui habite l'étage au-dessus de chez lui. Il passe des heures sur le piano familial à répéter inlassablement les mêmes accords, qu'il altère progressivement par des nuances légères. Son frère Viktor rapporte qu'il était alors parfaitement « inaccessible », de même qu'il sortait de ces recherches « complètement épuisé ». Le jour où sa professeur de musique lui enseigne la notation musicale, il écrit sur-le-champ un air qu'il vient de composer sur place. C'est à Vienne, écrit le violoncelliste Alexander Ivachkine, auteur d'une biographie sur le compositeur, que Schnittke jette son dévolu sur la musique. Schnittke écrit « J'éprouvais pleinement chaque moment que j'y passai », « d'être le maillon d'une chaîne historique : tout était multi-dimensionnel, le passé représentait un monde de fantômes omniprésents, et je n'étais pas un barbare dépourvu de connexions, mais le porteur conscient d'une mission ». Le séjour de Schnittke à Vienne « en plus de lui offrir une certaine expérience spirituelle, lui a également inculqué une discipline pour ses futures activités. C'était Mozart et Schubert, non pas Tchaikovski ou Rachmaninov, qu'il gardait à l'esprit comme point de référence en matière de goût, d'attitude et de style. Ce point de référence dans sa musique, essentiellement classique, n'en restait pas moins toujours discret », écrira Ivachkine.


Formation et débuts au Conservatoire de Moscou (1948-1972)

En 1948, la famille Schnittke part à Moscou. Le jeune Alfred entre au Département Voix et Direction de Chœur du Conservatoire de Musique de la Révolution d'Octobre. Se sentant moins expérimenté que ses camarades, il prend des cours privés avec le théoricien de la musique Iosif Rijkin, ce qui lui permet d'acquérir les notions d'analyse et d'harmonie qui lui manquent. Quelques années passent, Alfred est reçu au Conservatoire Tchaïkovski. De 1958 à 1963, il étudie la composition et le contrepoint dans la classe d'Evgueni Goloubev (1910–1988) et l'instrumentation avec Nikolaï Rakov. Pendant ses années d'étude, il composera sa Symphonie n 0 (numérotation postérieure), partition romantique où l'on retrouve encore l'influence des symphonies de Nikolaï Miaskovski. Schnittke obtient son diplôme en 1961 en présentant l'Oratorio Nagasaki, sa première partition d'ampleur, composée en 1959. Exécutée à Moscou en 1959, sans public car jugée trop moderniste, l'enregistrement devait néanmoins accompagner des émissions de propagande pacifiste soviétique à destination du Japon, visant à dénoncer l'impérialisme américain. Toujours en 1961, il rejoint l'Union des compositeurs soviétiques. Le talent d'Alfred Schnittke est reconnu dès cette époque ; Philip Herschkowitz (1906–1989), un disciple de Webern qui habitait alors Moscou, apprécie sa musique et le prend quelque temps sous son aile. Au total, Schnittke reste vingt ans au Conservatoire de Moscou, après y avoir enseigné en tant que professeur d'instrumentation, un poste relativement modeste qu'il abandonnera en 1972.

Schnittke consacre beaucoup de temps à l'étude des partitions et aux enregistrements. L’accès à ces derniers fut considérablement facilité par les visites de Stravinsky en 1962, et de Nono en 1963. Il effectue un important travail de recherche et d'inventaire musicologique, qui le conduit à écrire plusieurs essais, notamment sur Stravinsky, Chostakovitch, Prokofiev, Bartók, Ligeti, la Klangfarbenmelodie (littéralement en allemand : « jeu de mélodie et de timbre ») chez Webern et la Sinfonia de Berio. Seuls ceux traitant de Chostakovitch et Prokofiev seront autorisés à la publication, les autres ne l'étant que plus tardivement, par des éditions allemandes.


De la première symphonie au quintette, la mort d'une mère (1972-1976)

Dès 1972, ayant abandonné son poste d'enseignant au conservatoire de Moscou, Schnittke se consacre entièrement à la composition. Mais malgré une relative ouverture du régime vers les musiciens étrangers, tels le très populaire Benjamin Britten au milieu des années soixante, le modernisme de Schnittke inspire la méfiance et l'on s'empresse de saturer le compositeur de musiques de film. Il ne lui reste que peu de temps pour se consacrer au répertoire de concert. Il mène ainsi une double vie : sept ou huit mois consacrés au cinéma, trois ou quatre pour sa musique. Néanmoins cette situation, même aliénante, procure un avantage matériel indéniable, celui de disposer du grand orchestre cinématographique de l'URSS, émancipé vis-à-vis de l'Union des compositeurs. Schnittke s'en servira comme d'un laboratoire expérimental destiné à préparer des œuvres plus ambitieuses. À titre d'exemple, la grande passacaille qui couronne le deuxième concerto pour violoncelle (1992) est tirée du thème principal de la musique composée en 1974 pour le film Agonie d'Elem Klimov. Du reste, le cinéma ne manquait pas de le passionner – Schnittke étant lui-même membre de l'Union des cinéastes –, sans mentionner que beaucoup de cinéastes, tels en particulier Elem Klimov, Alexandre Askoldov et Andreï Kharzhanovski, menaient un combat parallèle au sien. La première œuvre polystyliste d'Alfred Schnittke sert d'ailleurs de bande son pour le dessin animé l'Harmonica de Glace (1968) d'Andreï Kharzhanovski. Œuvre basée sur le motif B.A.C.H., il y puisera abondamment pour composer sa seconde sonate pour violon et piano, datant de la même année.

C'est également vers cette époque que les compositions de Schnittke prennent une direction nouvelle, dont on trouve les prémisses dès son premier quatuor à cordes de 1966. Dans les années soixante, Schnittke cherchait à s'approprier de nouvelles techniques de composition en explorant de nouvelles perspectives. Faisant contraste, les années soixante-dix sont une période d’analyse rétrospective de langages stylistiquement différents, et de tentatives pour trouver de nouvelles significations à d’anciennes racines. Cette voie, résolument postmoderne, culmine dans sa première symphonie, œuvre majeure du compositeur, achevée en 1972, qui tient à la fois du bilan et du manifeste. Le chef d'orchestre Guennadi Rojdestvenski en fit la création avec l'orchestre de Gorki (maintenant Nijni-Novgorod) en 1974, après que son exécution ait été refusée à Moscou et à Leningrad. On raconte que le train allant de Moscou à Gorki, ce jour-là était rempli d'étudiants et de musiciens, auxquels s'était même joint Mstislav Rostropovitch. Selon l'expression de ce dernier, la possibilité d'une telle création révélait des « trous dans les mailles du filet ». On trouve dans le dernier mouvement de cette première symphonie le motif caractéristique de 4 notes dont Dimitri Chostakovitch (1906-1975) s'inspira pour ouvrir son premier concerto pour violoncelle.

C'est en 1972 que la mort fait irruption dans la vie de Schnittke, avec le décès de sa mère au cours de la nuit du 16 au 17 septembre. Son quintette pour piano est une œuvre dédiée à sa mémoire. Il confia par la suite que sa mère n'ayant jamais beaucoup apprécié sa musique, l'enjeu était de lui donner une structure et un langage que sa mère aurait été capable d'appréhender. Le quintette, œuvre du regret d'une grande portée métaphorique, est l'objet d'une très longue gestation et de nombreuses esquisses, dont la plupart seront délaissées ou réutilisées dans d'autres œuvres. Achevé en 1976, proche en son thème valsant et répétitif du Chostakovitch le plus sinistre, il est clos par une passacaille d'une très grande simplicité, faisant entendre un motif au piano joué jusqu'à extinction. Schnittke en composera une version pour orchestre, In memoriam.


Les premiers succès à l'étranger, le Faustus (1976-1985)
Consciente elle-même des besoins de renouvellements, l'Union des compositeurs organise des événements tels que la manifestation internationale Nous t'attendons, Musique, à laquelle la presse consacre de très larges échos. Toutes ces tentatives n'en restent pas moins détournées à des fins tout autres. Ainsi, la musique jouée lors du festival y sera bien plus traditionaliste que moderniste, sans compter que Brejnev se sert du festival comme d'un prétexte pour faire oublier ses excursions militaires en Afghanistan, récemment mises à l'index par la communauté internationale. Schnittke, qui se voit systématiquement refuser le visa pour l'étranger depuis qu'il s'est abstenu de voter à l'Union des compositeurs soviétiques, est absent aux créations étrangères – voire mondiales – de ses œuvres, dont le nombre de commandes se multiplie, pour peu qu'elles soient aux États-Unis ou en Europe occidentale. Mais les temps changent favorablement et des initiatives parallèles, de plus en plus nombreuses, voient le jour. Elles permettent à Schnittke, comme à d'autres musiciens auxquels les instances officielles refusaient de prêter attention, de faire entendre leur musique directement en URSS. En particulier, l'ensemble de chambre cofondé par violoncelliste Alexander Ivachkine va se spécialiser dans le répertoire contemporain et œuvrer à la diffusion de sa musique. C'est également le cas du Festival Automne de Moscou, dont la première édition a lieu en 1979. On y joue Labyrinthes (1971), une musique qu'il a composée pour un ballet, aux côtés d'œuvres d'Edison Denisov et de Sofia Goubaïdoulina. Le 15 avril 1982, un pas supplémentaire est franchi. Toujours en compagnie de Denisov et de Goubaïdoulina, Schnittke est joué dans la grande salle du Conservatoire de Moscou. Guennadi Rojdestvenski y interprète sa Suite Gogol, composée en 1978 pour un spectacle de Iouri Lioubimov.

Schnittke a longtemps été hanté par la figure d'Adrian Leverkühn, présente dans le roman Le Docteur Faustus de Thomas Mann. En 1982, le Festival Automne de Moscou donne à entendreSeid nüchtern und wachet... (littéralement Soyez sobres et veillez) cantate sur un texte de L'histoire du docteur Faust, publié à Francfort en 1587, le même texte que celui utilisé dans la composition finale d'Adrian Leverkühn, la lamentation du Dr Faustus. Le compositeur souhaitait en faire une musique qui, en effets, surpasserait le rock. En réalité, le tango macabre qui vient culminer l’œuvre, rappelle volontiers l'expressionnisme d'un Kurt Weill. Ce tango, souvent le théâtre d'une prestation scénique travaillée, comme en témoignent les versions du Malmö Symphony Orchestra avec Inger Blom ou du Hradec Kralove Philharmonic avec Iva Bittova, révèle une contralto, dont la voix comme « sataniquement amplifiée » y devient une sorte « d' Ethel Merman de l'apocalypse », selon les mots du critique musical Alex Ross. Schnittke ira jusqu'à en faire un opéra entier, créé en 1995 à Hambourg, qui intègre la cantate dans son dernier acte.


L'après-perestroïka et l'ultime période créatrice (1985-1998)

Après la perestroïka et le regain de liberté qui en résulte, une série d'hémorragies cérébrales, dont la première date de 1985, plongent Schnittke dans des comas atteignant jusqu'à 3 mois. Déclaré cliniquement mort à plusieurs reprises, il se remettra à composer, sitôt rétabli. Son premier concerto pour violoncelle (1986) est une œuvre qui coïncide avec une de ces convalescences ; on en comprend aisément le ton inquiétant, presque funeste, qui y règne. En 1988, il se rend pour la première fois aux États-Unis afin d'assister à la création américaine de sa Première Symphonie et en 1990, il quitte définitivement l'URSS pour s'installer à Hambourg. C'est une période où le compositeur, se sentant en sursis, accepte toutes les commandes qui lui sont données. Faisant preuve d'une énergie tout à fait remarquable, il écrit successivement : trois opéras, trois symphonies et plusieurs concertos. Une troisième hémorragie va le priver de mobilité et de l'usage de la parole. Il continuera à écouter de la musique et à en écrire chaque jour quelques mesures, jusqu'au coup fatal, le 3 août 1998. Son enterrement au cimetière de Novodiévitchi, fait l'objet de cérémonies officielles.

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Filmographie de Alfred Schnittke (24 films)

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Son

Le neuvième jour, 1h38
Réalisé par Volker Schlöndorff
Origine Allemagne
Genres Drame
Thèmes Religion, Politique
Acteurs Ulrich Matthes, August Diehl, Hilmar Thate, Bibiana Beglau
Rôle Compositeur de musique originale
Note70% 3.5430353.5430353.5430353.5430353.543035
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'abbé résistant Henri Kremer se voit mystérieusement libéré du camp de concentration de Dachau. À son arrivée au Luxembourg, il apprend que les nazis, sous couvert de lui permettre de rendre hommage à sa mère récemment décédée, lui accordent neuf jours pour convaincre son évêque d'abandonner sa politique d'opposition face au régime. Si Kremer parvient à convaincre l'évêque, il en sera récompensé par une liberté définitive. En cas de tentative de fuite, Kremer mettra en danger non seulement la vie des déportés de Dachau, mais aussi celle de sa famille. Déchiré entre les souvenirs insoutenables de l'horreur du camp et sa conviction de chrétien, Kremer est pris dans un dilemme d'autant plus éprouvant que Gebhardt, lui-même diacre, use d'arguments théologiques pour l'amener à trahir.
L'Amour Meurtri, 1h44
Réalisé par Mario Martone
Origine Italie
Genres Drame, Thriller
Acteurs Anna Bonaiuto, Angela Luce, Licia Maglietta, Francesco Paolantoni, Lina Polito
Note64% 3.2427653.2427653.2427653.2427653.242765
Delia est auteure de bande dessinée. Elle vit depuis de nombreuses années à Bologne et demeure toujours, à quarante ans passés, célibataire . Elle est subitement rappelée à Naples, sa ville natale, car sa mère y a été retrouvée noyée dans les eaux du Golfe. L'instruction policière conclut à un suicide. À l'inverse, Delia n'accorde aucune confiance à la thèse officielle, persuadée que l'exubérance et la vitalité de sa génitrice ne s'ajustent nullement à un acte aussi brutalement désespéré et catégorique. Elle mène donc sa propre enquête. Les événements et la reconstruction fragmentaire des derniers jours de sa mère, notamment les communications téléphoniques avec un personnage énigmatique, mettent brusquement en lumière des faits antérieurs que Delia avait enfouis dans sa mémoire. Ainsi, du souvenir d'une altercation violente entre ses parents au sujet d'une relation ambiguë. À la suite de quoi, elle s'était éloignée de sa mère... Au fond, Delia ne se sent, dans l'immédiat, guère préparée à démêler un passé trop douloureux. Elle prend, en dernier recours, la décision de rejoindre Bologne, laissant dans l'ombre une conclusion aussi tragique que mystérieuse.
Le Tombeau d'Alexandre, 2h
Réalisé par Chris Marker
Origine France
Genres Documentaire, Historique
Thèmes Documentaire sur le monde des affaires, Documentaire sur le cinéma, Documentaire sur une personnalité
Acteurs Victor Dyomin, Aleksandr Medvedkin, Michael Pennington
Note79% 3.9763853.9763853.9763853.9763853.976385
Chris Marker réalise un portrait de son ami Alexandre Medvedkine qui retrace conjointement l'histoire de l'URSS et celle d'un réalisateur partagé entre idéologie et indépendance.
Le Visiteur du musée, 2h16
Réalisé par Konstantin Lopushansky
Origine Russie
Genres Drame, Science-fiction
Thèmes Film post-apocalyptique, Religion, Le futur, Politique, Dystopique, Film catastrophe
Rôle Compositeur de musique originale
Note72% 3.6386953.6386953.6386953.6386953.638695
Dans un monde post-apocalyptique, où une grande partie de la population est constituée de mutants déments et déformés gardés dans des réserves, un homme se lance dans la visite des ruines d'un musée enfoui sous la mer auquel on ne peut accéder qu'à marée basse.
La Commissaire, 1h50
Réalisé par Aleksandr Askoldov
Origine Russie
Genres Drame, Guerre
Thèmes Politique, Religion, Politique, Religion juive
Acteurs Nonna Mordioukova, Vasily Shukshin, Rolan Bykov, Raisa Nedashkovskaya
Rôle Compositeur de musique originale
Note74% 3.738233.738233.738233.738233.73823
Guerre civile russe : L'Armée rouge pénètre dans une petite ville d'Ukraine qui garde les traces de combats et qui semble vidée de ses habitants. La troupe s'y installe. La commissaire Klavdia Vavilova, après avoir pris un bain, ordonne l'exécution d'un camarade déserteur. Comme elle est enceinte et que l'accouchement est pour bientôt, elle en informe son capitaine et lui explique qu'accaparée par sa fonction, elle n'a pas pu se débarrasser de l'enfant, d'autant plus que le docteur a refusé de l'aider. Le capitaine lui exprime son embarras, car il doit trouver quelqu'un d'aussi "pur et dur" pour la remplacer et qu'il est regrettable qu'elle se trouve dans cette situation, et que cela n'est pas un exemple pour la troupe : on a constaté récemment des signes de laisser aller, de dysfonctionnement. Pour préparer la naissance du bébé, elle est conduite chez le camarade Efim Magazanik, un rétameur juif, père de six enfants, dont le frère a été décapité par l'Ataman Strouk. Malgré les supplications, avoir dit que sa maison était trop petite, qu'il était pauvre, les ordres sont les ordres et une pièce est réquisitionnée pour y installer la commissaire et toute la famille de l'hôte s'entasse dans l'espace restant.
Les Adieux à Matiora, 1h48
Réalisé par Elem Klimov, Larissa Chepitko
Genres Drame
Acteurs Stefaniya Staniyuta, Alexei Petrenko, Lev Dourov, Alexeï Petrenko, Maïa Boulgakova, Maya Bulgakovа
Rôle Compositeur de musique originale
Note73% 3.68373.68373.68373.68373.6837
Le film dépeint les réactions des habitants lors de l'organisation de l'évacuation du village de Matiora sur l'île du même nom qui doit être submergée par la mise en eau d'un barrage sur l'Angara.
Skazka Stranstviy, 1h41
Origine Roumanie
Genres Fantasy, Aventure
Acteurs Andreï Mironov, Veniamin Smekhov
Rôle Musicien
Note78% 3.932633.932633.932633.932633.93263
In a medieval fantasy kingdom, two orphans, May and his sister Martha, live in poverty. A group of robbers kidnap May to use his magic talent: he feels sick when surrounded by gold, therefore he can feel gold from a long distance.
Raspoutine, l'agonie, 2h23
Réalisé par Elem Klimov
Origine Russie
Genres Drame, Historique
Acteurs Alissa Freindlich, Anatoli Romashin, Velta Līne, Mikhail Svetin, Lev Lemke, Alexeï Petrenko
Rôle Musicien
Note70% 3.543663.543663.543663.543663.54366
Ce film est une série de scènes montrant un grand nombre de personnages représentatifs de la société russe et surtout de proches de la famille impériale russe pendant la guerre de 1914-1918. De nombreuses bandes d’actualités de l’époque s’intercalent entre les séquences mises en scène, dont certaines se déroulent sur les lieux-mêmes où se sont passés les évènements : Peterhof, Petrograd, la forteresse Pierre-et-Paul,… D’autres sont présentées dans des décors dus à la créativité de Chavkat Abdousalamov et de Sergueï Voronkov. Chacune de ces scènes, comme une pièce de puzzle, illustre une composante de l’aristocratie russe en pleine décomposition, qui ne sait plus à qui s’en remettre.
Air Crew
Air Crew (1979)
, 2h4
Réalisé par Alexandre Mitta
Origine Russie
Genres Drame, Thriller, Action, Romance
Thèmes La fin du monde, Transport, Aviation, Film catastrophe, Film de catastrophe aérienne
Acteurs Leonid Filatov, Aleksandra Yakovleva, Ekaterina Vassilieva, Komaki Kurihara
Note74% 3.7411753.7411753.7411753.7411753.741175
L'action se déroule en URSS à la fin des années 1970. Les héros du film - équipage de l'avion Tu-154 de la compagnie Aeroflot, effectuent des vols internationaux.
Le Père Serge, 1h55
Réalisé par Igor Talankine
Origine Russie
Genres Drame
Thèmes Religion
Acteurs Serge Bondartchouk, Valentina Titova, Vladislav Strzelczyk, Nikolai Gritsenko, Ivan Lapikov, Lyudmila Maksakova
Rôle Compositeur de musique originale
Note61% 3.0944353.0944353.0944353.0944353.094435
Le héros principal du film est le prince Stepan Kassatski, un jeune officier ardent et fier, un grand admirateur du tsar. La veille de son mariage il apprend que sa fiancée était la maîtresse du souverain. Profondément déçu, Kassatski prononce le vœu monastique et quitte la capitale. Il s'appelle désormais père Serge et mène une vie solitaire. Des rumeurs au sujet d'un ancien officier entré dans les ordres se rependent. Une belle femme dépravée tente de le séduire et il est obligé de se couper un doigt pour ne pas succomber à ses charmes. Acclamé par les fidèles il jouit d'une réputation qui s'étend bien au-delà des frontières de son canton. Il fait preuve de chasteté pendant des années. Mais il sera séduit par une fille simplette amenée chez lui pour une séances de prière de guérison.
L'Ascension, 1h51
Réalisé par Larissa Chepitko
Genres Drame, Guerre
Thèmes Politique
Acteurs Vladimir Gostioukhine, Anatoli Solonitsyne, Alexandre Demianenko
Rôle Compositeur de musique originale
Note82% 4.1446354.1446354.1446354.1446354.144635
L'action du film se déroule en Biélorussie au cours de la Seconde Guerre mondiale. Deux partisans soviétiques sont faits prisonniers par les Allemands. Ils apprennent qu'ils doivent être pendus. L'un d'eux, Rybak, craque et accepte de collaborer ; l'autre, Sotnikov, affronte calmement la mort.
Le Bateau blanc, 1h40
Réalisé par Bolotbek Shamshiyev
Genres Drame
Rôle Compositeur de musique originale
Note69% 3.4520953.4520953.4520953.4520953.452095
Nourgazi, âgé de sept ans, vit avec son grand-père, Momoun, dans les montagnes de Kirghizie. De l'aoul, il peut observer le fleuve et attendre l'arrivée du bateau blanc sur lequel on lui a fait croire que son père travaillait.